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93 Pilotique/cybernétique=gouvernail

P
Politicien
11 février 2026
93 Pilotique/cybernétique=gouvernail


Le webinaire 93 a été titré《pilotique”》pour suggérer que la politique cachait quelque chose de plus sérieux que le spectacle qu’elle donne. Il rappelle aussi que lorsque l'informatique est entré sur la scène écologique, "Cybernétique" lui donne sa signification de (grec ancien) "gouvernail", c'est à dire de 'pilote' - et qu'en d'autres termes la société humaine à présent, réclame pour sa conduite une 'pilotique' (un gouvernail de pilotage cybernétique) plus urgemment qu'un gouvernement ''politique.

L’intégral du webinaire avec son travail préparatoire a été mis en ligne à https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260122_wbnAnaPlurN93.htm et il a donné lieu au deux compte-rendus .ia (NoteBookLM audio https://drive.google.com/file/d/10FTY-XgTCinTVpInHgiUWwuUVbTpdsFF/view?usp=sharing et vidéo https://drive.google.com/file/d/1PgoiafE4vE8whGydLfJa4xTxfa3L5Y6e/view?usp=drive_link  

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Le présent article blog vient compléter ces renseignements et en rassemble une conclusion. La duplicité entre la politique et la “pilotique” est clairement désignée du moment où on distingue bien backup et feedback. Le premier est une simple conservation, le second est une conservation nominale.
Telle que nous connaissons la politique, la possibilité de simple conservation de l’ADN tendra automatiquement à une Captation, dudit ADN, par les rouages économico-industriels. - c'est à dire le niveau trivial et rustique du 'backup'.
Pour déjouer cette conséquence de la faiblesse de l’éthique humaine, il y aura lieu de conserver nominalement l’ADN. En effet le cycle de la nomination (établissement du langage > acquisition des mots > signification du moi > et pour finir acquisition du ‘nom’ parmi les mots) désigne comme un effet feedback le geste de conservation.
Dans le feedback, l’objet considéré conservé devient en réalité un objet ‘suspendu’ notamment au verdict/destin du futur qui sanctionnera ce qu’il “aura été” - une fonction grammaticale appelée ‘futur antérieur’ aujourd’hui techniquement appliqué par la cybernétique.
C’est ainsi la nomination qui lève le ‘suspens’ de cet objet du futur anticipé, et par cette entrée dans la cybernétique (autrement dit dans l’IA ou ce qu’on peut appeler aussi la “Science Fonction”), l’ADN “conservé” devient “préservé” de la capture totalitaire qui l’aurait réduit à l’état sans avenir de backup. Il est maintenant attaché au nom qui l’affirme libre d’être ce qu’il est. L’obstacle sur lequel on butte aujourd’hui est la compréhension de ce fait (la préservation du feedback qui domine la réductrive conservation du backup) que l’on estime précipitamment au mieux philosophique, sinon paranoïaque (signale à la fondation du lacanisme). Cependant la clinique que l’on traverse - et qu’on a traversée - permet si on le veut, très facilement de comprendre ; voici pourquoi ou comment :

 

Cette clinique est celle du symptôme exprimé par le refoulement du fait que le Nom-du-Père, autrement dit “patronyme”, est le symbole fondu dans le chromosome Y. Le résumé audio ci-dessus le raconte très bien. Donc considérons le fait. Le nom qui se transmet spectaculairement à la famille, à la femme, aux enfants - dans la société européenne actuelle par exemple - répond intimement de sa correspondance biologie “Y”. C'est un fait découvert depuis 1920-1950 ; le patronyme est parfaitement synchrone à la filiation du chromosome Y. Comment se fait-il que nous ne voyions pas cette intelligence et expression biologique de la mémoire humaine ?

La raison de ce scotome (cette “tâche aveugle”) tient au fait que le ‘nom’, parmi les ‘mots’, couvre une catégorie exploitée au profit d’une pulsion refoulée ou interdite. Appelée “Pulsion Hiérarchique” au cours du webinaire, on peut résumer ici sa vertu de tenir une logique sérielle, ou encore autrement dit de permettre le numéro.
L’humanité a franchi un cap de naissance lorsqu’elle a mis des mots sur les choses. Puis elle a compté ces choses pour en faire commerce ; d'abord en masse, ensuite elle les a mises en ordre, énumérées en leur donnant un ‘numéro’ à telle ou telle fin d’industrialisation. C’est ce cap qu’elle passe à présent, en vue de s’ouvrir au passage au nom. L’histoire pour nous en donner la preuve, est éclatante.
Ces technologies de la connaissance du monde et des choses ont été portées par les classes dites élites, parfaitement concentrées sur les royautés. Comment se fait-il que les monarques se soient mis si tôt à se mettre en numéro. Louis premier, Louis second etc.. Louis 16 pour finir, mais aussi Thotmoses.1er, puis 2nd etc.. et Aménophis 1er, 2dn , 3em, 4em, et…
Au cours de la 18em dynastie en égpyte qui donnera l'occasion de la scène primitive de notre civilisation, l'histoire magnifie ces exemples avec son 4em Aménophis qui, en rupture sur cette numérotation, a pris - enfin ! - un nom : Akhnaton.
Je ne veux pas entrer dans le détail mais cet exemple historique, et tout le bazard qui par la suite, s’en suivit, est propre et efficace pour éclairer la clinique de la nomination si on la trouvait trops abstraite. Elle montre que du ‘mot’ en passant au ‘nom’, le signifiant a marqué une étape - celle de la numérotation, hiérarchique, chronologique, administrative etc.. Elle a donné naissance à ce que l'égyptologie a appelée le "premier individu" de l'histoire humaine.
L’époque actuelle est celle de ce passage, revisité après que cette scène primitive fit la catastrophe (Age Sombre, effondrement de -1200avJC à -1000avJC) qui signe toute transformation. Actuellement notre mise-à-jour sociale montre la résistance, à la vevée de son refoulement primaire, elle refoule la signification ‘Y’ du nom du père et s’arrête au numéro, soit à la hiérarchie que la civilisation a permise. Si cette résistance s'apaise, si notre communauté reconnaît que le nom ne s’arrête pas à permettre une numérotation mais autorise une individualisation ; elle gagnera cette identification en reconnaissant la signification ‘Y’. Passé ce cap, elle admettra que la signification du génome entier peut devenir l’objet de la nomination. Une nomination qui ne soit plus hiérarchique quand l’individu est désigné par son ADN, son génome entier (sans fixation au seul Y), est une nomination différentielle, une nomination de différence, et évidemment, de différence sexuelle. Alors le gouvernail génétique devient parfaitement opératoire et l’humanité pénètre l’espace de la pulsion sexuelle.

 

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