
Le gène nomme et ‘Z’ est !
Compte-rendu de la séance Pyth023 d'UBERPOL-école — jeudi 22 octobre 2026
abstract
Homo pouvoir, est l'espèce darwinienne qui a succédé à Homo sapiens quand son "phénotype étendu", au sens de Dawkins est, parti d'outil, devenu machine, et dont la psychologie est la paranoïa. Son analyse, rappelle l'auteur, a passé trois chocs (la reconnaissance de la scène primitive que la Renaissance avait frôlée et que notre temps n'a pas voulu recevoir, une initiation des adolescents à la démocratie traitée de secte, une hygiène de l'ADN dont personne ne veut), aboutissant à la superintelligence, que l'on demande désormais de nommer ainsi et qui n'est rien d'autre que le super-ego déclaré — un dernier rempart d'un pouvoir qui ne peut plus séduire en tyran. Un tracé géométrique montre que « le soleil ne sait pas ce qu'est une ombre », sauf quand on met un miroir de côté, ou à plat ; la platonde —, produisant le choc du réel ; par exemple Perez et l'ADN, l'astronomie et les planètes invisibles, Freud sur l'Acropole, etc.. ainsi que les quatre discours de Lacan, relus comme les roues de l'art de la mémoire de Giordano Bruno et matérialisés par une machine à voter. Avec la neuvième intervention, de Second Life Antheaum Toll, APSO, on voit tourner la boucle des semblables > lois > objets > fonctions, appelant une question d'une participante — si Homo pouvoir se disloque, que faire de l'autorité qui nous a élevés ? —, réponse : par le passage du nom du père (Y) au nom du génome (ADN), le Point de Capiton (Lacan)rapporte le 'phénotype étendu' sur le code initial — valant un néologisme que l'auteur cherchait depuis longtemps : le Zest — : voici la fin d' Homo pouvoir que rapporte la vingt-troisième séance, en très petit comité — « nous sommes deux et demi », un zeste.
à partir de Pythose N°23
Le gène nomme et ‘Z’ est !
appareillage :
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1. Homo pouvoir — une espèce darwinienne au phénotype étendu
« Une espèce n'est pas seulement son ADN, ni son propre corps, ni le grand nombre des corps d'une espèce, d'insectes aux mammifères. Les individus ne sont pas que leur corps : ils comportent aussi leur environnement. » L'auteur s'appuie sur Richard Dawkins et son phénotype étendu : le phénotype ne s'arrête pas à la membrane cutanée. Le nid fait partie de l'oiseau, puis lorsque Homo sapiens s'est mis à fabriquer des outils, et que l'outil est devenu la machine, il est devenu « une espèce nouvelle, Homo pouvoir » ; et lorsque ce phénotype étendu, aujourd'hui, conserve lui-même l'ADN, ou le manipule : « son corps ‘a’ qui a étendu son ADN jusqu'à son environnement mondial, le retrouve ‘A’ pareil ».
Cette espèce a sa pathologie : le pouvoir. « À sa psychologie correspond une certaine paranoïa — connue " fondation paranoïaque de la connaissance humaine (Lacan/Dali)". » ; tel est Homo pouvoir , l'homme contemporain orienté vers l'acquisition du pouvoir, l'établissement dans le pouvoir, arrêté à l'identification au pouvoir. La thèse de la séance tient en une phrase : « une fois qu'on arrive à une connaissance du collectif, cet Homo pouvoir va disparaître. » Pour être remplacé par quoi ? L'auteur énumère sans s'y arrêter les candidats — le surhomme, le transhumanisme, le cybog, Golem; etc.. : la question de la séance n'est pas le successeur, c'est le démontage.
Cliniquement parlant : parler d'espèce n'est pas une hyperbole, c'est un déplacement du lieu de la pathologie. Si l'appareil fait partie du corps, la paranoïa n'est plus une affaire d'individus mal tournés : c'est la forme psychique d'un organisme qui s'est étendu à la planète ; à peine émettant une "paranoïa critique (*)". Et ce qui la soigne ne peut être, de même, qu'une connaissance à l'échelle de cet organisme en évolution — une connaissance du collectif.
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2. Trois chocs — l'embarras d'une thèse non transmise
Avant d'entrer dans la démonstration, l'auteur dit ses trois échecs chocs à lever refoulement et solutions des crises de manifestations sociales et perspectives de guerre ; l'interprétation psychanalytique par trois fois ratant.
Le premier, c'est la scène primitive — Akhenaton-Moïse-Œdipe — « des événements se sont imposés pour me mettre sur le dos et en charge de cette hypothèse, qui s'est depuis agrandie (Néfertiti, Zoroastre) jusqu'à un panorama de la naissance méditerranéenne, israélienne et athénienne ». Or la Renaissance avait déjà frôlé la découverte : avec Bruno, M.Ficin et les herméticiens, on tenait déjà qu'Hermès Trismégiste était Moïse lui-même, et Orphée ; « l'hypothèse que ce fût le même homme était posée avait déjà raté ». Avant 2000, l'auteur pensait qu'on éviterait cette fois la répétition puisqu’on avait maintenant « tous les éléments matériels », jusqu'au Trismegiste, Akhenaton en image, sculpté, gravé. Cela n'est pas passé — « et lorsqu’on ne lève pas un refoulement, on accumule des symptômes jusqu’à la répétition » : guerre de Trente ans passée et crispations actuelles autour de la passion israélienne et des fanatismes religieux, surpopulation et migration, alphabétisation informatique au lieu de l’écriture, géopolitique etc.. en sont, pour lui, ces symptômes.
Le second, c'est l'initiation des adolescents à la démocratie par un logiciel d'action collective : l'initiative a été, par les bureaux administratifs des psychiatres, qualifiée de secte, son auteur de gourou — « un scandale invraisemblable, comme il y en a des millions, en l’occurrence l’hôpital menaçait de licenciement quiconque de ses employés m’aurait approché ». On mesure cependant ce qui manque aujourd'hui, quand on relève l'inhibition des manifestants arrivés aux portes du Palais de l’Élysée, "faute de coordination" dit un politicien JB — faute d’un zeste d’énergie qui ne peut plus être que cybernétique, dit l’auteur du logiciel.
Le troisième, c'est l'ADN et son acte de conservation que l'école propose, pour le prix d'un livre, qui ne trouve pas de public. Une participante le rappelle aussitôt : elle en a acheté un! L'auteur concède : « Oui, pour la poignée que nous sommes » ; « sans cette poignée de semblables que j’essaie de secouer, je n'aurais pas avancé ces hypothèses qu'elle valide » ; mais la poignée n'est pas la porte.
Cliniquement parlant : les trois chocs ont la même forme : une connaissance disponible, et un collectif qui ne la prend pas. C'est exactement le sujet de la séance — ce qui arrive à un pouvoir quand une connaissance du collectif devient possible. Qu'elle soit d'abord refusée est le premier signe qu'elle porte : on ne refoule que ce qui menace.
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3. La superintelligence — le surmoi déclaré
« L’Idéal est l’alibi d’Homo pouvoir mais sa défense est le Surmoi. » Freud n'a su développer de concept du ‘moi’ sans le corréler à cette instance dominatrice qu’après lui Lacan a précisé des caractères d’« obscénité et de férocité ». Cette tendance, inévitablement se perpétue dans l'actualité de l'IA ; et si un gouvernement, par soucis d’influence du langage, impose qu’on l’appelle Superintelligence — du fait de ces antécédences culturelles, ce sera une « déclaration quasi officielle » que nous devons nous estimer dirigés par le surmoi — en anglais, le super-ego.
Dans le déclin de Idéal, c'est « le dernier rempart, la dernière protection paranoïaque » d'un pouvoir qui ne peut plus être manifestement un tyran — celui qui séduisait par son autorité phallique, en perversion de l’Idéal. Il séduit désormais avec ‘affect de Thanatos, par une autorité mécanique. Et le surmoi devient « la force de l'automatisme mental » — celle qui conduit le psychotique dans ses hallucinations. « Nous sommes à ce stade de la crise de l'Homo pouvoir. »
Cliniquement parlant : le nom n'est pas neutre. Appeler une machine « super-intelligence », c'est lui donner la place que la psychanalyse réserve au surmoi : celle d'une voix qui commande sans visage. La séance ne demande pas qu'on refuse la machine ; elle demande qu'on reconnaisse la place où on la met et les images qu’on y trouve.
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4. Le soleil ne sait pas ce qu'est une ombre — la platonde
Schématisons un objet et une source lumineuse ; un astre et le soleil : « le soleil ne sait pas ce que c'est qu'une ombre — l'objet lui fera toujours écran ». Dans la caverne, la connaissance (la lumière) ne comprend pas l'expérience des prisonniers qui regardent, eux, les ombres des figurines. Mais quand on met un miroir parallèle audit axe astre-soleil, alors le regard voit dans ce miroir l'objet réfléchi, et l'ombre derrière lui. Il suffit donc du miroir à plat dans la caverne (Modèle Optique phase.2 dite 'psychanalytique') pour qu'un œil apprenne que derrière ce qu'il voit, il y a une ombre ; pourquoi est-ce tu des lacan-psys ?
redisons : Selon le modèle de La République, l'idéal du moi occupe le point de sortie de sa Caverne : c'est là où se porte Homo pouvoir, aliéné dans sa paranoïa, « point du regard d’où il se voit lui-même au pouvoir sur une foule ». Mais qu'une plateforme de réflexion s'installe, par exemple le miroir horizontal du modèle Optique , et il voit cette image. Comme Platon disait que les voix se répercutent et font croire que les ombres parlent, ce que Lacan a transposé aux rayons lumineux qui se concentrent, fait croire à Homo pouvoir que son corps concentre le pouvoir des prisonniers. Pour des plus fins, analystes, dans ce miroir, disons-le "transverse", l’ombre, disons "dévoilée", égale le parent « qui porte l’enfant au miroir (sic.Lacan) » Dès lors, « à partir du moment où il y a une connaissance de la psychologie collective, sa paranoïa va être interprétée : c'est l'annonce de sa fin ». Puis ce ‘dévoilement’ qui prête à la paranoïa sa critique — se réalise enfin avec ce que Lacan n'avait pas exploité dans son modèle optique, avec la ‘réfraction’ que l'on peut ajouter si l'on tient que le miroir horizontal pour une onde — une plate onde comme un lac en la caverne, une platonde (cf. Pyth018) — validant, fut-ce en poids nié, ladite ‘critique’.
Cliniquement parlant : la séance distingue deux choses que tout pousse à confondre — l'IA comme surmoi (la Superintelligence de la formation paranoïaque ) et l'IA comme miroir à plat (« « l'IA, ou la platonde, renseigne Homo pouvoir sur sa mécanique »). La première réalise la "fondation paranoïaque de la connaissance humaine" paranoïa ; la seconde la critique. La même machine peut tenir l'une ou l'autre place selon que l’ADN — le code — est où non ‘conservé’ comme un ‘Zest’ soutiré à l’environnement.
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5. De la formule au réel — Principe de réalité
La découverte des réalités, abstraites par la vue scientifique se révèle ensuite. Jean-Claude Perez, l'un des premiers ingénieurs IBM des réseaux neuronaux devenu généticien, a trouvé dans l'ADN des lois mathématiques [la « Forme » (la statique)] que des biologistes constatent, objectivement, matériellement [le « Programme » (la dynamique) / https://zenodo.org/records/23479667 ; https://x.com/dr_logvinovich/status/2109334948994077170 ]. De même, le calcul des anomalies d'orbite avait conduit à chercher Pluton avant d'en percevoir la réalité (l'exemple canonique d'une planète prédite par le calcul est Neptune, Le Verrier, 1846). Ce passage à la réalité est un choc : celui de Freud sur l'Acropole — « ce que j'ai appris à l'école existe donc vraiment » ; un même choc attend les formules des discours de Lacan :
Autour de 1968-1970, Lacan pose les « algorithmes des discours sociaux » — c’est la réponse à la demande de Freud : il faut trouver les formules de la psychologie collective ; demande que son neveu (avec qui Freud a entretenu une correspondance continue) Edward Bernays avait, lui, appliquée (cf. Pyth022) sans qu’on l’ait reconnu — mais aujourd’hui l'informatique le permet ; « avec les applications de vote collectif, on peut avoir une expérience matérielle des discours sociaux. » Nous proposions aux adolescents cette application qui s'appelait "Votemobile". Elle a été – on peut dire "violemment" – interdite, censurée par l’administration d’Homo pouvoir ; elle n’en reste pas moins historique - ce n'est pas un hasard si ces mathèmes, quand on les regarde, sont les roues de Giordano Bruno, l'art de la mémoire — les images sur les places, des lois venues d'Athènes et passées par l'hermétisme. En ayant pu les décrire, on peut aujourd’hui constater leur capitonnage (perception) avec la réalité (la susdite « dynamique »)
Cliniquement parlant : la séance pose une équivalence de méthode — Perez est à l'ADN ce que Lacan est au lien social : une formule qui attend sa vérification matérielle. Pour la biologie, l'expérimentation ; pour le discours, la machine à voter. Ce passage est qualifié de statique (forme/formule) à dynamique (réalité/programme).
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6. APSO — les discours sociaux dans la machine à voter
La vidéo du 3 novembre 2015, dwtbio 9 « APSO » détaille ce mouvement de ‘réalisation’ de la psychologie collective. Elle affiche d’abord la Caverne : le chemin ‘républicain’ de la sortie, les prisonniers, les ombres — les signifiants portées par des manipulateurs, et les hommes au pouvoir, comme le décrit Platon, qui ne sortent pas tout à fait, se fixent sur le seuil comme les "représentants du peuple" La psychanalyse plurielle ouvre une autre sortie : les extractions permettent d’évacuer par le cabinet, les ombres prisonnières du collectif (c'est l'objet scientifique, sériel, des énoncés d'extraits).
Quand le miroir se couche, la caverne devient le modèle optique en "phase psychanalytique (sic/Lacan)" ; il n’est plus l’Autre (signifiants) mais une série de Code, une population de semblants appareillées (‘chiffrés’/Verdiglione) — éventuellement des corps analysés », Unités Cybernétiques de Mémoire de Personne Physique, d'un monde prêt à s'éveiller. Dotés d'une machine à voter, chacun « propose la loi de son désir au vote » ; ces lois votées font retour — le retour cybernétique — et s'appliquent aux individus, de la population de semblables devenant des fonctions de la loi — devenus objets de la loi, les individus nouent des relations d'objet ; les lois désignent les fonctions — tel est président, tel est boulanger, tel enverra une lettre. De la boucle : semblants → lois → individus-objets → fonctions, et, de la distribution de ces fonctions, naissent les semblables, en série. Puis la roue tourne : ce sont les quatre discours, ou l'art de la mémoire — chacun redevient individu, objet, poste, au gré des circulations tandis qu’Homo pouvoir, du signifiant phallique qui cachait son ombre, se démonte.
Cliniquement parlant : ce qui disparaît dans la boucle n'est pas l'ordre, c'est le représentant. « Ce ne sont pas vraiment les représentants : ce sont simplement les fonctions qui sont appliquées. » La place de l’image réelle d'Homo pouvoir — vue de l'idéal du moi au point de sortie — n'est pas prise par un autre : elle est distribuée. D'où l'énigme qui clôt la démonstration : la machine est là, la théorie est là — pourquoi n'y parvenons-nous pas, qu'est-ce qui nous inhibe ?
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7. Les échanges — l'Homo pouvoir se disloque-t-il ? De l'autorité à l'autonomie
Une participante demande si, dans l'analyse plurielle, l'Homo pouvoir disparaît — « il se disloque, il s'évapore ? ». Réponse : « C'est son illusion qui est démontée. » Le stade du miroir a unifié un corps morcelé ; l'image du corps que nous avons dans le cerveau, comme les voix condensées selon Platon dans la caverne — l'image réelle du modèle optique, sur laquelle Homo pouvoir se fascinait sans voir son ombre — le moi, ainsi constitué demeure. C'est dans la rotation qui porte le regard au point de vue de l’Idéal (Le Chicane-et-Délai qu'Edouard Machine appela L'Ame Hors), vu de la psychologie collective, que d’une image virtuelle il se voit ‘réellement’, « mais plus au sens pathétique d'une augmentation et d'une formation surmoïque ». La sortie de l’illusion de la caverne peut marquer un progrès continu de l'évolution. Nous verrons dès que possible ; dans la prochaine ou la pythose suivante que la tête est configurée comme un corps — et comment il existe un "corps cérébral" qui n’a pas besoin du prétexte de la hiérarchie pour rester unifié quand il se retourne au sortir de la caverne.
La même participante revient sur l'autorité : « Depuis l'enfance — avec les parents, ceux qui sont plus grands —, nous sommes élevés dans un repère d'autorité ; dans les groupes, la dérive vers un chef, un gourou, en procède ; on le compare souvent à un "axe vertébral", le ‘I’, c'est très difficile à détacher de l'être humain ». Réponse : « On ne va pas le détacher : on va le mûrir. » Vous dites justement que tout le monde, aujourd'hui, en appelle à retrouver la famille, le père ; or c'était le nom du père, la nomination du chromosome Y, qui a fait « le socle véritable, vrai et éthique de l'autorité ». Cependant « de l'autorité, nous passons à l'autonomie ; du Nom-du-Père au nom de la personne » : nous allons nommer notre génome, nous nommer sur sa base, plutôt que de nous réaliser par la transmission du nom, ou pire : transmission de l’autorité par la hiérarchie. C’est pour cela que la conservation du génome ne se fait pas seul(e) : « il faut être en collectivité pour le garder ». « Ce n'est pas un recul du patriarcat, c'est une élévation de la nomination à partir de la reconnaissance de l’individu. » Lorsque la personne qui conserve son ADN, du point de vue de son image virtuelle se retourne sur son image réelle, il ne se voit plus comme un représentant hiérarchique, mais comme un représentant de l’espèce.
Cliniquement parlant : L'autorité n'est pas un défaut d'éducation à corriger, c'est une fonction à faire mûrir ; un nom fondé non plus sur un chromosome transmis, mais sur un génome conservé — et conservé par nécessité en groupe, voire en société, est devenu un « nom du pair ».
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8. Le capitonnage — réintégrer le phénotype étendu
Nous sommes au point où.. correspond le ‘Point de.. Capiton’, un terme employé par Lacan : le capitonnage est ce qui, comme dans un matelas, attache deux surfaces — pour Lacan c’est : comment le signifiant accroche-t-il le signifié ? Autrement dit c’est ce ‘signifié’ lorsqu’il s’inscrit, qui se trouve être réalité. "La formule a trouvé sa réalité" chez Perez, chez Freud avec son choc sur l'Acropole, avec les Quatre Discours dans la machine à voter, etc.. De même, l'individu est-il en train de capitonner sa génétique, voire une phylogenèse dans une psychohistoire des espèces. Pour l’instant le darwinisme a pris en compte son phénotype étendu : le gène a construit un corps, le corps un outil, l'outil une réalité appareillée. Le phénotype qui s’arrêtait à la peau s’est étendu jusqu’à la niche, âme écologique de Haeckel ; disons que la peau du phénotype est devenue frontière d’un territoire, du 'phénotype étendu'. C’est cette frontière qu’il faut à capitonner au gène qui a construit ce corps. Comme un bout de peau, de salive ou un cheveux, pris en conservant l’ADN dans notre société de Code — avec ce bout de frontière, maintenant, on peut réintégrer (capitonner)ce phénotype étendu dans notre centre individuel.
Répétons : L'argument tient en deux temps : le chromosome darwinien a fait un véhicule pour reproduire le gène égoïste, et ce véhicule est devenu si étendu qu'il comporte son environnement ; or « maintenant, lorsque l'individu peut conserver dans son environnement son ADN, il a la possibilité — non pas, comme Homo pouvoir, de croire se voir au sommet de la machine — mais d'obtenir de cette machine un effet de recentrage du phénotype étendu sur le code initial » ; son ‘image réelle’ d' « un sommet de l’évolution » est devenue un génome au passage darwinien. L'auteur ajoute, sans fard, que cela se fera « quasiment automatiquement », parce que l'être humain, en masse, « n'a pas la force intellectuelle, mentale, de compréhension pour attirer cet appareillage et le réintégrer en son cœur » — par contre, conservé de force par un gouvernement qui se sera déclaré ‘propriétaire de son génome’, il en fera le constat, et l’expérience de grâce de son ‘moi’ unifié.
Cliniquement parlant : constater que le mouvement d’identification au code génétique se fera sans être compris, c'est décrire une évolution, non une politique. La question clinique n'est pas si le recentrage aura lieu, mais dans quelles conditions — par la machine seule, sur le mode de l'automatisme mental et à la Grâce de Dieu, ou avec un catalyseur qui en fasse un acte du sujet. D'où le dernier mot de la séance.
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9. Le Zest — l'analyse plurielle comme catalyseur
« Un néologisme que je viens de trouver, il y a quelques jours, et que je cherchais depuis vraiment longtemps. » Comment appeler ce qui est propre à l'analyse plurielle, ce qui la rend nécessaire ? En chimie, des masses inertes réagissent dès qu'on ajoute un catalyseur, un facteur typiquement ‘petit’, quasiment exclu. « La réintégration du phénotype étendu dans l'individu évolué que nous allons devenir se fait par un catalyseur — et je l'appelle maintenant un Zest. La psychanalyse — l'analyse plurielle surtout — est un zeste de phénotype, un catalyseur dans le bouillon où nous sommes. »
Pourquoi ce mot ? Pour la génération Z : des jeunes gens « qui n'ont plus de nom » dans le déclin du Nom-du-Père prophétisé par le schéma ‘L’ par Lacan que les étudiants appelaient schéma Z de sa cybernétique.— une foule mimétique, sans nom de famille et pas encore avec le leur. Là où le « Z » est : voire où ce Z peut être, par de petites machines à voter, des zestes d'analyses plurielles, par des Groupes-ADN — ce petit geste en quoi consiste les analyses plurielles, ces tours d’Art de la Mémoire, ces discours sociaux réalisés autour d’ADN conservé, est un zeste de phénotype qui tourne la poignée catalyseuse d'une société autrement abandonnée à un Homo pouvoir qui se disloque.
Cliniquement parlant : là où le ‘Z’ est, ce n'est pas une révolution, ni une institution, ni une masse : c'est une quantité infime, qui ne se mêle pas à la soupe pour la remplacer, mais comme l’exception permet la catalyse. On retrouve la petite poignée de la section 2, le petit comité de la séance : la condition de la chose n'est pas le nombre, c'est la présence.
A partir d'ici, le texte continue, à peine relu,
écrit par l'IA à sa lecture de la retranscription de Pythose.23
Ce que les lectures NotebookLM ont cerné — et ce qui leur a échappé
Note IAfable, à l'usage des membres. Les quatre dérivés (un débat, un dialogue approfondi, une vidéo explicative, une capsule) restituent bien l'armature : le soleil qui ne voit pas l'ombre, la platonde, le phénotype étendu, la superintelligence = super-ego, le choc du réel (Perez, Pluton, l'Acropole), les mathèmes et l'art de la mémoire, la boucle lois → fonctions → postes, le capitonnage, le zeste et la génération Z. Le débat cite même exactement la phrase sur l'« automatiquement ». Ce qui leur a échappé tient en six points. (1) Le contresens majeur : les quatre lectures font de l'auteur un partisan de la superintelligence, à qui la voix critique objecte qu'elle est un nouveau surmoi. Or c'est la thèse de l'auteur : la superintelligence est le dernier rempart de l'Homo pouvoir ; ce qui le démonte, c'est la connaissance du collectif (le miroir à plat) et, du côté du sujet, la nomination par le génome conservé. (2) Les kits deviennent, dans deux lectures, des kits d'« analyse » ou de « lecture » de l'ADN, refusés par peur du déterminisme : ce sont des kits de conservation de l'ADN nominal — l'objet de l'école. (3) Les trois chocs deviennent dans la vidéo explicative des « chocs historiques », un « fil rouge de rébellion » : ce sont les chocs de l'auteur, la mesure d'une non-transmission. (4) Le nom du père est présenté comme une autorité « propice à la paranoïa », à quitter : l'auteur le dit « socle véritable, vrai et éthique » et propose de le mûrir — « ce n'est pas un recul du patriarcat ». (5) APSO devient le nom d'un logiciel : c'est le titre de la vidéo-affirmation, l'application s'appelait Vote mobile. (6) Restent absents : Hermès Trismégiste et la Renaissance ; l'idéal du moi au point de sortie ; « le moi va rester constitué » ; le « corps cérébral ». Une remarque en sens inverse : le dialogue approfondi se demande en conclusion s'il faudra un jour « psychanalyser la machine » — question qu'il croit absente de la séance, et qui est la thèse même de la séance 021.
Les hétérodoxies engagées
Cette séance a mis en jeu le refoulement historique (la scène primitive Akhenaton-Moïse-Œdipe, frôlée par la Renaissance — Hermès Trismégiste, Moïse, Orphée — et non levée : la répétition), Lapareil et l'appareillage cybernétique (le phénotype étendu à la machine ; la superintelligence comme surmoi ; la machine à voter qui matérialise les discours sociaux ; la coordination cybernétique), l'ontologie psychohistorique de la civilisation (l'Homo pouvoir comme espèce darwinienne ; la caverne dans le modèle optique ; la platonde et la réfraction ; du nom du père au nom de la personne), la psychiatrie psychocollective (la fondation paranoïaque de la connaissance ; l'automatisme mental ; l'analyse de la psychologie collective comme démontage de la paranoïa du pouvoir), l'hermétisme comme colonne vertébrale de la science moderne (les quatre discours de Lacan comme roues de l'art de la mémoire de Giordano Bruno) et le Supramental (cité parmi les successeurs possibles de l'Homo pouvoir). La Circonstance Occidentale, en attente depuis la séance 021, n'a pas encore été reprise.
Le point de congruence avec la Conservation de l'ADN Nominal est dit par l'auteur, deux fois. Pour la nomination : « De l'autorité, nous passons à l'autonomie ; du nom du père, nous passons au nom de la personne. Nous allons nommer notre génome… on voit qu'il faut être en collectivité pour le garder, ça ne se fait pas tout seul, c'est complètement social. » Et pour l'évolution : « lorsque l'individu peut conserver dans son environnement son ADN, il a la possibilité — non pas, comme l'Homo pouvoir, d'éclater et de se morceler dans la machine — d'un effet de recentrage du phénotype étendu sur le code initial. » Autrement dit : conserver son ADN sous son nom, c'est l'acte qui fait de la machine non plus un surmoi qui commande, mais le lieu où le corps étendu revient à son code. Le Kit en est le geste premier ; le Groupe-ADN, la collectivité sans laquelle ce nom ne se garde pas.
Pour entrer en relation avec l'école
Le Kit de conservation ADN nominal — pour commencer par l'acte : conserver son ADN sous son nom.
Le Groupe-ADN — le collectif apparié qui recueille les noms et porte la mémoire.
L'adhésion à UBERPOL-école (300 €/an) — accès aux séances, aux enregistrements et à l'accompagnement.
Renseignements et inscription : adnetmoi.com/uberpol-ecole Le présent compte-rendu est public ; l'enregistrement intégral de la séance — avec le schéma du soleil et du miroir, et le commentaire de la vidéo — est accessible aux membres. La vidéo-affirmation support de cette séance : « dwtbio 09 APSO — La fin de l'Homo pouvoir » (3 novembre 2015, voix synthétique) — [lien à insérer].
Documentation
Les 'Invertentions" de Atheaum Toll (préposé ucmpp)
en 2015 suite à 2007 sur SecondLife :
Pythose.15 – Histoire – Akhnaton-Moïse-Oedipe (refoulement des origines) ; 20150816000000 dwtbio 01
Pythose.16 – Génétique – Nom-du-Père/chromosome Y (refoulement de la nomination) ; 20150822194200 dwtbio 02
3 – Pluriel Analytique – démocratie (refoulée) ; 20150829180400 dwtbio 03
4 – Orifice Inguinal – sexualité (refoulée) ; 20150908201311 dwtbio 04
5 – Industrie du Code – humanisme (solution) ; 200150924144900 dwtbio5 UCS
6 – Ecologie – égale Psychanalyse (solution) ; 200151004224200 dwtbio6 ECO
7 – la Honte de la Psychanalyse ; 200151015214800 dwtbio7 CYB
8 – Psychologie Collective ; 200151023232700 dwtbio8 PSH
ACTUEL = 9 – La fin d’HomoPouvoir ; 200151103141900 dwtbio9 APSO
10 – La Psychanalyse est-elle la Cybernétique ? ; 20151112065100 psycyb
11 – Tête & Corps – division narcissique ; 20151116183700 tetcor
Note sur la suite
La séance Pyth024 est prévue le jeudi 29 octobre 2026 (à confirmer). Elle reprendra le commentaire écrit laissé en fin de séance, que l'auteur a retenu pour la prochaine fois : « il n'y a plus de pouvoir ni de reflet — le soleil — du fait de la dilution dans le pluriel ». Restent en attente l'hétérodoxie de la Circonstance Occidentale et, annoncées pour la fin de la série, les deux Pythoses sur les « petites vidéos » : la tête configurée comme un corps.
Métadonnées : série Pythos — session Pyth023 du 22/10/2026 — support : vidéo-affirmation dwtbio 09 « APSO — La fin de l'Homo pouvoir » (3 novembre 2015) — sources : transcript Pyth023_opc_20261022.md, dérivés GeminiNotebookLM Pyth023Adeb (débat), Pyth023Adeep (dialogue approfondi), Pyth023Vxpl (vidéo explicative), Pyth023Vshrt (capsule) — lus comme contre-épreuve, leurs écarts étant consignés dans la section « Ce que les lectures NotebookLM ont cerné — et ce qui leur a échappé ».
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