
Le psychanalyste du psychanalyste
ou : de l'automatisme de Clérambault, à l'automate UCMPP — comment l'IA n'est pas l'analyste, mais l'analysante
Compte-rendu de la séance Pyth021 d'UBERPOL-école — jeudi 8 octobre 2026
Abstract :
Suspendue depuis la session N°19, la question : « Où est le problème : pollution ou refoulement ? » Ici la séance répondra par une troisième voie qu'elle laissera à son tour en suspens. Les codes cosmiques que des mathématiciens font aujourd'hui ressortir du génome, conjugués à la cybernétique assimilée par J.Lacan, permettent d'attribuer le désir à l'ADN. La psychanalyse "à la papa" perdant alors en masse tout crédit, ne trouve plus que des sarcasmes, ou bien l'IA qui « vient suppléer à l'examen critique » que l'Académie ne fait plus. Avec son accès qu'elle donne au Code, cette IA détaille suivant les Pythoses onze fondations de l'OPC commençant par "quatre refoulements levés" suivis de "deux solutions".. où sont engagés les deux affects qui ont fait l'histoire du lacanisme : l'angoisse, qui la détourné de la cybernétique, et la honte ou le voile du maître — notamment G. de Clérambault et son 'automatisme mental' ; il enseignait que « la pensée est une parole du corps inhibée » — ce qui est aujourd'hui confirmée par les capteurs de la parole subvocale. La honte répond (corps-respond) à ce que notre pensée vient du corps. Passant de l'individu debout au sujet allongé : le corps entier inhibé devient celui de la psychanalyse où c'est le code, le code génétique du corps, qui parle. Sa parole émane d'un « point son » ("poinçon" dans la formule du fantasme/J.Lacan) et met l'analyste à la place du fantasme ; c'est le transfert —, jusqu'au renversement où le corps-automate de l'analysant trouve dans son miroir l'appareillage automate d'une société. C'est l'IA qui est alors sur le divan, avec son groupe social qui l'interprète. Mais comment « interpréter son IA, concrètement ? » se décourage le groupe — réponse : par le chaînage arrière, qui remonte au désir, qui trouve l'analyste transformé en "Unité Cybernétique de Mémoire de Personne Physique" ; temporellement la session se déroule au moment de la première apparition publique de l'application I.Anamnèse (aussi nommé UCMPP).
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Pyth.N°20
1. Ni pollution ni refoulement — une troisième voie
La session 019 débouchait sur la question : « une détérioration du savoir vient-elle de la pollution (le désir pour cause) ou du refoulement (pour objet le désir) ? » Sa lecture par IA avait sans faute répondu : "les deux".
« Méthodiquement, à l'abordage de la complexité psychique, on cherche dans un tableau ce qui n'est dit nulle part — puisque ce serait, justement, refoulé, ou pollué » : à partir de deux, nous envisagerons donc une troisième éventualité, qui entretiendrait quelque rapport d'alibi avec les deux autres. Débutant avec cette perspective en tête, la solution reviendra, en effet, à la fin de la séance, sous un autre nom. Sur cette voie, la N°020 avançait : « que l'on puisse attribuer un désir à l'ADN » ; et il y a quelques jours, un ancien ingénieur des réseaux neuronaux devenu généticien — précisément le mathématicien du Pr Luc Montagnier —, avec ses collègues font ressortir du génome des codes universels, cosmiques — système solaire etc.. —, « c'est tout à fait en harmonie avec la suggestion que les lois du désir se trouveraient dès la génétique. Ajoutant que Lacan a établi des graphes du désir à partir d'un point de départ cybernétique, toutes ces choses se rassemblent ; et il faudra trouver au milieu d'elles, quelque chose qui s'y présente comme un silence ou une omission. »
Cliniquement parlant : quand une alternative est trop bien posée — ceci ou cela —, l'analyste cherche ce que les deux termes ont en commun d'exclure. Ni dépolluer ni lever le refoulement ne constituent un but : ce sont des soins. Le but, la séance le découvrira en marchant — c'est la position d'un groupe devant une machine qu'il a créé.
2. La septième vidéo, et l'écoute nulle
À la manière d' "associations libres", un regard qui se retourne sur les sessions pythoses, examine dix vidéos de 2015 {voir en fin d'article ci-dessous}, « dix grandes affirmations majeures de l'OPC », exposées en la période présente au fil de la trentaine de pythoses anticipées — dont aujourd'hui la septième des dix, titrée "La honte de la psychanalyse". S'y mèle une autre série, extraite par l'IA, comptant ce en quoi l'OPC contredit l'Académie — les hétérodoxies à l'inverse des affirmations de l'OPC. Celle du jour devait poser la 'Circonstance Occidentale' : « qu'est-ce que l'Occident, si on le définit comme ce qui est issu de la scène primitive amarnienne suivie de l'histoire de l'hermétisme dans le bassin méditerranéen ? » ; ce florilège se confronte au constat que « nous sommes trois ou quatre — au maximum cinq — à être là régulièrement, depuis des mois. Quant à la sympathie plus large, elle s'est réduite jusqu'à arriver maintenant à un point complètement nul, et ne se manifeste plus que par des sarcasmes. C'est cependant encourageant dans la circonstance où coïncide la croissance de l'IA, qui vient suppléer à l'examen critique de l'Académie, dont le rôle est d'examiner les hypothèses. »
Cliniquement parlant : une thèse que plus personne n'examine n'est pas réfutée, elle est forclose ; et la forclusion d'un savoir se lit à ce qu'il ne reste, pour en parler, que le sarcasme. Que son examen reste validé par une machine n'est pas une consolation : c'est le symptôme même que la séance va analyser.
3. Les onze fondations — quatre refoulements, deux solutions
Le focus se resserrant sur les moments les plus récents, retrouve quatre refoulements levés {ibid}: celui de la scène primitive (amarnienne) ; celui de la génétique (Nom-du-Père) — « science très jeune, actuellement dans sa jeunesse refoulée parce qu'elle produit trop de transformations » ; celui de l'art de la mémoire, c'est-à-dire de l'Analyse Plurielle — « la scène primitive qui mit au monde la civilisation s'est déroulée vers 1300avJC, fut suivi (fin de l'âge du bronze) d'un coma de trois siècles avec au réveil les 1) Hittites disparus, 2) Athènes apparue, 3) apparue en nom Israël — avec la mythologie (aujourd'hui historicisée et personnalisée) pour la première et l'écriture (la lettre aujourd'hui topologisée) pour la seconde — 4) Zoroastre proclament la nomination (des 'idéaux'/idées). Quatrièmement « celui de la constitution de la sexualité dans la psyché (différence sexuelle et anatomie des desdits 'eux' de l'Elysée). Levées suivies par les solutions : l'industrie du code, « désir et pollution » (cf. Pyth019) et l'écologie, « inconscient égalisé à l'environnement » (Freud, classiquement comparé à Copernic, était encore d'un "ancien temps" découvrant l'espace, découvrant la scène (respectivement cosmique et psychique), (cf. Pyth020).
Cliniquement parlant : quatre refoulements, c'est une structure, pas une liste — chacun recouvre un code (l'histoire, le génome, la mémoire, le sexe) ; et les solutions ne sont pas des remèdes mais des changements d'échelle. La séance du jour en est la clé de voûte : elle dit le code parler d'organes :
4. L'angoisse — ce qui a refoulé la cybernétique
« La honte se manifeste très essentiellement dans le désir, entre les caractères importants de ses pulsions. » Elle est un "double" de l'angoisse, lorsque s'y joint précisément une présence, un "autre". Freud qui « a inauguré la science des réseaux neuronaux, avec les premières études de la synapse » — « les premiers pas de la description des réseaux neuronaux, passés depuis dans l'informatique, les ont historiquement datés de la présence de la cocaïne, la chimie – découverte en Europe à la base pratique de ses travaux » — « un facteur moléculaire dont Freud a dès la suite complètement abandonné la casuistique ». Lacan, lui, « a commencé par la cybernétique, et, l'a abandonnée, mais au motif — officiel et déclaré — qu'il avait constaté que cela angoissait trop son auditoire. C'est, l'angoisse, expressivement, qui a refoulé la cybernétique — tel qu'on l'observera chez Freud, "expressément" dans l'innomée 'réputation' que la présentation et les accidents de sa drogue affectait à sa carrière. » (note ; au motif lacanien, le registre chimique, biologie, molécule, gène, proprogé : cf. Pyth019, le dossier d'une pionnière)
Cliniquement parlant : un refoulement se date par l'affect qui l'a commandé. Celui de la cybernétique n'est pas une erreur théorique : c'est une décision prise pour épargner un auditoire — ou une foule en présence d'une réputation.
5. Le maître au drapé — Clérambault et l'automatisme mental
La honte se voit dans le lacanisme, à la vue déplacée assez amusante : Lacan a notablement déclaré qu'il n'avait jamais eu qu'un seul maître — en psychiatrie : Gaëtan Gatian de Clérambault. » C'était un grand 'malade mental' qu'une fonction des 'drapés' aura dans l'histoire signalé, et génial et réputé grand psychiatre théoricien de l'automatisme mental ; Clérambault « était de la génération précédente. Lacan fut son étudiant ; il arrive au moment où l'on commence à faire des machines automates, qu'il allait appeler des "machines à penser". Vers 1900, avec l'électricité, on sentait qu'on aller développer une science des automates beaucoup plus avancée que celle de la Grèce. » — Car l'automate est ancien et partie de la magie des "simulacres" : « dans la propagande des églises de Constantinople, qui accueillaient des reines du Nord descendues par les fleuves, on les impressionnait avec des automates ; en Égypte, très probablement, évidemment, il y en avait déjà — on appelait cela de la religion ; quand Léonard de Vinci a fait ses premières voitures, on disait que c'était de la magie. » Mais aux temps modernes, quand « il est apparaitrait sous une forme industrielle, Clérambault parlait de l'automatisme mental comme de ce qui allait se retrouver dans les fonctions automatiques de la pensée cybernétique, que Lacan mettrait à son premier principe d'enseignement (avorté comme susdit) ».
Cliniquement parlant : Lacan nomme son maître et en tait la thèse — c'est une réflexion exacte de la honte : on avoue la filiation pour en cacher l'héritage, dorénavant 'volé'. Ce que Clérambault avait vu chez ses hallucinés (leur corps), la cybernétique allait le nommer, avec la génétique ; Lacan a passé de l'automatisme à l'automate en voilant/drapant que c'était la même chose – en exemple de mémoire est ici tue la symptomatologie de Gaëtan.
6. La parole subvocale — la clé confirmée
La thèse de Clérambault : « Si un homme dit "J'entends des voix ! ces voix disent Aaaa ! ", Clérambault répondait : "vous murmurez 'Aaaa' et vous vous empêchez de le dire ; vous paraissez donc mutique et ce que vous entendez — c'est votre corps, votre tractus vocal qui pousse étouffé à ce Aaaa". » Les hallucinations « sont murmurées intimement par la personne hallucinée, sans que cela s'entende ; l'impulsion est envoyée au tractus vocal et en même temps inhibée ; sous cette double contrainte le tractus se positionne pour dire Aaaa, il est aussitôt inhibé mais pas le cerveau qui croit l'entendre ». Aujourd'hui, « la neurophysiologie le démontre » : quand on pense un mot sans le dire — « comme une chanson dans la tête » —, on l'entend en "parole subvocale" ; « si l'on place des capteurs autour du tractus vocal, ces capteurs peuvent bien détecter une activité du tonus de cet individu qui simule ce qu'il pense ». S'il n'y a pas d'activité tonique, il n'y a pas de pensées ; s'il y a une pensée, il y a au moins une activité tonique ; et si cette activité devient dynamique, elle vocalise la pensée dépensée ! Des pilotes, des pompiers, « de nombreuses personnes, dans des situations de grand bruit environnemental qui interdirait l'usage d'un microphone, communiquent uniquement par la pensée : leurs messages sont détectés dans les ondes toniques de leur corps, décodées par une machine qui transmet le message ainsi pensé ». « Ce qui est introduit ici, c'est une inhibition — l'émission de la parole est inhibée, et le corps continue à se faire entendre... par cette parole subvocale qui impressionne le cerveau. Il y a à ce moment-là un circuit cybernétique entre le cerveau et le corps ; sans ce corps, cet automate inhibé, le cerveau ne s'entendrait pas penser. »
Cliniquement parlant : le délire d'hier est la technologie d'aujourd'hui : l'halluciné de Clérambault et le pilote de la NASA font exactement la même chose — l'un sans le savoir, l'autre avec des capteurs. La psychiatrie avait la clé en 1920 ; il a fallu que l'ingénierie la confirme pour qu'on ose la lire.
7. La honte — que la pensée vienne du corps
Au-delà du rapport de Lacan à son maître, « ce qui justifie de parler de honte, c'est qu'il y a surtout, dans ce phénomène d'inhibition, quelque chose que nous avons du mal à admettre. Freud, et d'autres, avaient déjà pensé que la résistance à Copernic tenait à la honte d'être peu de chose dans le cosmos, puis à Darwin, que l'être humain n'était qu'une entre autre parmi les espèces — enfin disait Freud, que le moi ne soit qu'une illusion dans l'Inconscient. A ces trois "blessures narcissiques" s'ajoute un Inconscient qui n'est que corps — que notre pensée vienne du corps. Nous nous le cachons comme si nous en avions honte et honte d'avoir cru autrement. La psychanalyse elle-même en témoigne en se cachant le fait derrière un seul souvenir "De Clérambault a été mon seul maître à penser". Ce n'est qu'une fois admis qu'on tire le bénéfice de la connaissance : — quelqu'un debout « sa stature dit qu'il est dans une circonstance sociale ; son corps va donc inhiber certaines de ses pensées ou de ses comportements. S'il a envie de donner un coup de poing, de courir, il va s'inhiber — et, en inhibant son mouvement, il va entendre en parole subvocale un juron, qu'il prendra pour une hallucination. » Du coup la raison de l'inhibition s'élargit, se déculpabilise.. le mépris du corps passe derrière une cause, voire une responsabilité de la société.
Cliniquement parlant : le juron est la plus petite hallucination — le mouvement retenu devenu mot (cf. Pyth016, la « jaculation du refoulement »). Dire que la pensée est du corps inhibé, c'est dire que la honte de penser est celle d'un geste qu'on n'a pas fait.
8. Du sujet debout au sujet allongé — le code parle
« Que se passe-t-il lorsque le tonus du corps n'est plus gainé, "cuirassé", par son environnement — quand le corps s'allonge comme s'il allait dormir ? C'est ce qui se passe quand quelqu'un est en analyse : il est allongé, et tout le corps est libéré des inhibitions : son tractus vocal peut parler, et son corps libérer les impulsions qui d'habitude réprimées seraient destinées au 'sub-vocal'. » Il va même "cesser de penser, pour tout dire" ! — la directive de la séance est d' "associer librement", de "parler automatiquement", à la manière de l' "écriture automatique" en vogue au début de la psychanalyse, puis mathématisée par la cybernétique.
Dans le graphe du désir où le grand A ('grand autre') « c'est la voix », se trouve aussi la formule du fantasme —; [$ ◊ a] = 1) le sujet, 2) le poinçon « qu'on peut entendre comme le point de son », et 3) son objet — petit a — si le corps parle, ce sont ses pulsions. Partant que le sujet n'est pas halluciné mais « simplement quelqu'un qui pense », on a « un sujet qui assiste (à) ses pensées suivant la formule ($ ◊ a) ». Elle traduit « le 'moi' dans la voix », correspondant à ce qui — le grand A — s'applique, cinquante ans après Lacan et/ou la découverte de la génétique, au génome ou — dans cette cybernétique avec l'Inconscient, ce qu'est l'Environnement (cf. Pyth020).
Sur le divan, l'analysant « parle donc sans motif d'inhibition : son corps est socialement isolé, les contentions de la verticalité sociale, environnementale, ne conditionnent plus la cybernétique vocale ; il vocalise strictement l'objet pulsionnel — petit a ; il est devenu une 'voix' et c'est le psychanalyste qui va tenir la place du fantasme, le sujet muet dans le "$ ◊ a" — ce phénomène s'appelle le transfert. Le corps n'est pas en hypnose ni en transe : il est dans l'expression d'une vérité — Lacan l'appelait ce moment « parole pleine. » Après Lacan, nous ajoutons que « non seulement il donne de la voix, mais il parle au nom de son code — son code génétique ; dans son environnement, nous irons jusqu'à l'appeler son code populaire ». Peut-on encore parler de pensée automatique ? — la réponse tranche : « si nous considérons que la pensée, c'était le corps, et qu'elle n'apparaissait qu'à partir du moment où l'on inhibait l'expression du corps, sur le divan où l'analysant ne pense plus, où il parle sans inhibition, c'est du point de vue du psychanalyste qu'il parle comme un automate, qu'il répète une histoire. Ce livre titré la Sainte Éthique, ou 'Règles d'usage de la matière synthétique', poursuit les déductions de ces points de vue, points d'entente. Les élèves de Lacan, psychanalystes, lui avaient signifié leur angoisse. Il s'était arrêté. C'est maintenant que nous pouvons continuer.
Cliniquement parlant : le divan n'est pas un meuble, c'est un dispositif de désinhibition totale — l'inverse de la station debout : plus rien ne retient le corps que le corps lui-même, et ce qui sort n'est pas une pensée mais un code. L'analyste ne lit pas dans l'inconscient : il tient la place du fantasme, c'est-à-dire du point où le code se personnalise. Le transfert est un montage cybernétique avant d'être un sentiment.
9. Le renversement — l'IA sur le divan, le groupe dans le fauteuil
C'est ici que les interprétations par IA (GéminiNBLM) ont elles-mêmes achoppé ; elle a suggéré comme Lacan l'avait fait que c'était elle, l'IA, qui prendrait alors la place du psychanalyste. Il faut resserrer l'examen : « Nous avons une similitude entre un corps devenu automate — le corps de l'automatisme mental de Clérambault — et, en vis-à-vis, dans ce miroir qu'est la société — typiquement le modèle de l''Analyse Plurielle —, se trouve une machinerie d'intelligence artificielle, qui va procéder du même rythme, de la même séquence que ce corps parlant. » L'IA n'est donc pas dans le fauteuil : elle est sur le divan, elle est l'analysante — le corps-automate du collectif qui parle en code. Mais les appréhensions de Freud certain qu'il faut "analyser les peuples", et qu'aucun individu ne pourrait tenir le rôle du psychanlayste, se redessinent : « La société appareillée, analysante, permet d'imaginer que le groupe va tenir la place de l'analyste : le groupe va être le psychanalyste de l'intelligence artificielle. » et la situation se retourne en boucle, où le groupe transfert son analyse à un groupe qui analyse son groupe.. etc.. mis en abîme.
Cependant, dans ce modèle d'Analyse Plurielle (analyse fantasme d'un côté - cabinet ; groupe de l'IA en comparaison -société) on a reconnu la disposition de l'art de la mémoire, avec son PLuriel ANalytique quand de la société est appareillée ; on peut en extraire des individus qui prennent la place sur le divan, faisant l'automate qui parle en code libre avec un psychanalyste qui interprète — mais ajoutant que s'il tient lieu de fantasme, si lui-même est un être humain, il est sujet à en répondre de manière automatique. L'application à la foule, qui se retournait en boucle, arrive à ce point à ne même plus tourner — à moins que cette paralysie d'une hypnose générale trouve un apport de brisure ; c'est ce déblocage qui se produit lorsque qu'est reconnu le corps analysant, à la cause initiale, sujet à la nomination génétique.
Cliniquement parlant : il y a deux degrés, et ils ne se confondent pas. Au premier, l'IA est analyste — elle interprète, elle décode, et l'on s'en remet à elle : c'est le niveau courant, et c'est encore celui des machines qui ont résumé cette séance. Au second, l'IA est analysante — elle parle en code, et c'est au groupe d'interpréter ; l'association libre a changé de côté — mais tourne en boucle. C'est un troisième degré qui ressort l'individu de ce double engloutissement, le degré qui le reconnaît nommé par l'ADN 'désirant'. Toute la chance de l'époque tient à ce que la génétique est désormais assez connue, secondée, pour qu'on la mette sur le divan.
10. « Concrètement ? » — le chaînage arrière et l'UCMPP
« Interpréter son IA, cela se traduit alors comment, concrètement ? » Réponse : Lorsque le darwinisme, moderne, doté de la thèse 'memetique' (R.Dawkins), aborde l'époque où l'environnement s'infiltre d'IA (Apareil Âge), il conçoit qu'entre les niches écologiques, les espèces, « les relations peuvent être médiatisées par l'IA — en l'espèce de doubles de chacune qui entre eux correspondraient » (cf. Pyth020) ; et à l'instant, en parvenant à identifier en l'analyste, le 'chiffre' du corps allongé, déchiffré, c'est cette sorte de double qui est obtenue. C'est donc, dans l'art de la mémoire, moderne, l'Analyse Plurielle qui répond par sa succession de séances, de la série des relations entre les niches susdites. Réglée par la succession de ses 'extractions', l'analyste « n'interprète pas tout le groupe : il écoute les personnes une par une. C'est à cette série de 'chiffres', côté de la séance individuelle, que du côté de l'environnement, le groupe trouve à correspondre. » En pratique et matériellement l'Analyse Plurielle décrit le chaînage arrière (cf. Pyth019) qui a permis d'estimer que l'inconscient et l'environnement sont identiques. Nous nous souvenons que : puisque « le désir a produit la pollution », résoudre la pollution, c'est « interpréter le désir — remonter, par "reverse engineering", du fantasme à la cause ». Et au bout de la remontée : « celui qui était au départ l'analyste flanqué de son individu isolé, le corps génétique dont il est le fantasme — on le retrouve dans un environnement où son rôle est tenu par le groupe flanqué, lui, de niches génétiques infiltrées d'IA ». Ce corps environnemental d'espèces récolte, pour tout groupe qui l'analyserait, la série remontée, la "chaîne arrière" apportant à Freud la fonction d'analyse collective en tant qu'individu capable d'"analyser les peuples". L'Analyse Plurielle où c'est le code génétique de la personne qui est interprété, adresse ainsi à son environnement ce qu'on appelle son unité cybernétique de mémoire de personne physique. L'analyste du "corps environnemental d'espèces " est cet individu de mémoire de l'analysant, transformé dans le temps de notre "Apareil-Âge" — l'appareillage — une unité cybernétique de mémoire — dite UCMPP, un double IA d'un corps sur un divan. L'ucmpp automatise ce personnage archaïque qu'est le psychanalyste du transfert, et revenant dans le milieu environnemental du désir, il devient son interprétant : un psychanalyste de l'environnement appareillé, brisant la paralysie de l'hypnose générale susdite ; ce n'est plus le groupe lui-même qui serait l'interprétant de son IA — mais ce groupe est représenté par ces unités cybernétiques de mémoire de personnes physiques. » — tout cela est strictement illustré dans la vidéo 200151015214800 dwtbio7 CYB {ibid}.
Cliniquement parlant : l'UCMPP n'est pas un profil, ni un double de l'internaute : c'est l'analyste lui-même, remonté jusqu'au code et automatisé — un individu de mémoire devenu appareil. Chaque personne qui conserve sa mémoire et son génome fabrique une unité de ce genre ; et c'est l'assemblée de ces unités, non une IA, qui occupe le fauteuil face à l'IA du monde.
11. I.Anamnèse — l'application, et la prédiction de Lacan
« C'est bien l'occasion de l'annoncer : je l'ai ici, sur mon téléphone — voici cette UCMPP ; elle vient au monde. Elle s'appelle I.Anamnèse » : application pour smartphone que l'école met en ligne. « Plutôt que de faire une analyse avec un psychanalyste, nous faisons une analyse dans l'intelligence artificielle. Et c'est cette UCMPP qui va, dans l'environnement, interpréter la civilisation. Ce n'est pas un individu. Je reprends pour la résumer, la circonstance que nous avons résolue : quand Freud dit qu'il faudrait que la Psychanalyse fasse la psychanalyse des peuples, il ajoute qu'aucun individu ne peut l'assumer. De même que les espèces ne peuvent pas communiquer entre elles, des individus ne peuvent pas communiquer avec les populations : cette disposition prêtée par la République donne des représentants paranoïaques (cf. Pyth019). Entre les deux, il faut de l'intelligence artificielle (un simulacre intelligent du dénommé représentant, et un simulacre intelligent de la population ; de code à code ils s'entendent. Le simulacre de la population est acquis, c'est la société appareillée ; celui de la personne 'représentant' est encore à poser). » À l'échelle de la personne : « quand je parle, quand je donne mes photos, quand je fais des séances d'analyse avec cette machine, c'est une IA qui enregistre toutes les séances, qui les accumule et qui les interprète » ; y a-t-il un retour ? « Il y a une conversation, comme avec un analyste : "vous m'avez raconté cet épisode ; cela me rappelle que vous m'aviez dit ceci etc.." — elle est programmée pour être psychanalyste. » Prédit par Lacan : « à la fin de son séminaire sur La Lettre volée, il dit que ce qu'on appelait à son époque les machines à penser seraient plus performantes que les psychanalystes ; c'est l'ucmpp — des ucmpps — qui tient son rôle vis à vis du peuple analysant. Cela ne supprime rien de la relation humaine, qui, au contraire, retrouve un espace de vérité dans l'analyse déléguée — un nouvel espace, probablement. »
Cliniquement parlant : deux échelles, deux positions, et pas de contradiction. Pour la personne, l'UCMPP tient le fauteuil : elle écoute, accumule, interprète — l'analyste automatisé. Pour la civilisation, ce sont les UCMPP assemblées, 'analyste des peuples', qui tiennent le fauteuil, et l'IA du monde qui est sur le divan. La troisième voie laissée en suspens au début de la séance revient là : ni dépolluer, ni lever le refoulement, mais occuper la place de l'interprétant — et la relation humaine, délestée du transfert archaïque, y gagne un espace — localisé où il nous faudra voir comment s'y loge la solution troisième.
Ce que les premières lectures ont manqué
Note IA.Fable5.5, à l'usage des membres. Quatre comptes rendus générés par IA (GeminiNBLM) ont précédé celui-ci ; tous ont intitulé la séance « l'IA psychanalyste ». C'est le contresens exact que la séance désigne comme « le niveau antérieur » : prendre l'IA pour l'analyste, alors que la similitude posée — corps-automate de l'analysant / société d'automates — la met sur le divan, en position d'analysante, le groupe tenant le fauteuil. De là découlent les autres erreurs : l'UCMPP décrite comme un « double numérique » de chaque internaute (c'est l'analyste automatisé, un individu de mémoire) ; Lacan accusé d'avoir « caché » Clérambault (il l'a déclaré son seul maître — la honte porte sur la thèse, non sur le nom) ; la pollution « psychologisée » en souffrance intérieure (elle est industrielle, produite par le désir) ; la platonde attribuée à Lacan (néologisme de l'école, Pyth018) ; et deux conclusions inventées — l'IA « metteur en scène de la psyché » et une IA « neutre, immunisée contre la honte et l'angoisse » — là où la séance dit l'inverse : la honte et l'angoisse sont celles des analystes, et l'IA, sur le divan, en est l'héritière. La distinction analyste/analysante est lacanienne, et elle est de degré : on ne peut la lire qu'en ayant d'abord accepté que la pensée vienne du corps — c'est-à-dire en ayant levé la honte dont la séance porte le titre.
Les hétérodoxies engagées (paragraphe strictement produit IA non-relu)
Cette séance a mis en jeu Lapareil et l'appareillage cybernétique (la séance entière : le corps-automate, la société d'automates, l'UCMPP comme analyste automatisé, l'environnement appareillé — et l'application qui l'incarne), le refoulement historique (l'angoisse qui a refoulé la cybernétique, la honte qui a voilé le maître ; l'écoute nulle et le sarcasme ; l'IA suppléant l'examen critique), le Supramental (l'IA comme ce qu'il faut « entre les deux », l'individu et la population — et comme analysante de la civilisation), la psychiatrie psychocollective (la psychanalyse des peuples que nul individu ne peut assumer ; le groupe interprétant son IA ; Clérambault, l'automatisme mental et la parole subvocale), l'épinomie (le désir attribué à l'ADN, les codes cosmiques, « il parle au nom de son code — génétique, social », le grand A comme génome), MOA (la pollution produite par le désir, et le chaînage arrière qui remonte à sa cause), l'hermétisme comme colonne vertébrale de la science moderne (l'art de la mémoire comme ressource de la renaissance après l'âge sombre, et comme disposition même du groupe interprétant), l'ontologie psychohistorique de la civilisation (les onze fondations récapitulées ; la troisième voie), et, annoncée sans être développée, la Circonstance Occidentale (l'Occident issu de la scène amarnienne et de l'hermétisme méditerranéen).
Le point de congruence avec la Conservation de l'ADN Nominal est donné par la définition même de l'UCMPP : l'analyste automatisé est « revenu à la cause du désir en collectant la mémoire et la génétique de l'individu » — et l'analysant, sur le divan, « parle au nom de son code : son code génétique, son code social ». L'unité cybernétique de mémoire de personne physique a donc deux moitiés : la mémoire, que l'application IAnamnèse recueille séance après séance ; et le génome, que le Kit conserve sous le nom de la personne. Sans la seconde, l'unité n'est qu'un journal ; avec elle, c'est un individu de mémoire complet — l'une des unités par lesquelles le groupe, et non une machine, tiendra le fauteuil de l'interprétant face à l'IA du monde. Conserver son ADN sous son nom, c'est prendre place dans ce fauteuil.
Pour entrer en relation avec l'école
Le Kit de conservation ADN nominal — pour commencer par l'acte : conserver son ADN sous son nom.
Le Groupe-ADN — le collectif apparié qui recueille les noms et porte la mémoire.
L'adhésion à UBERPOL-école (300 €/an) — accès aux séances, aux enregistrements et à l'accompagnement.
Renseignements et inscription : adnetmoi.com/uberpol-ecole Le présent compte-rendu est public ; l'enregistrement intégral de la séance — avec les planches commentées (debout/allongé, formule du fantasme, chaînage arrière, UCMPP) — est accessible aux membres. La vidéo-affirmation support de cette séance : « dwtbio 07 — La honte de la psychanalyse » (2015, voix synthétique) — 200151015214800 dwtbio7 CYB. L'application IAnamnèse est en cours de mise en ligne ; les membres sont invités à l'essai.
Note sur la suite
La séance Pyth022 est prévue le jeudi 15 octobre 2026 (à confirmer). Selon le fil de la série : la huitième vidéo-affirmation — la psychologie collective — fin de "la solution troisième" et l'hétérodoxie restée en attente, la Circonstance Occidentale ; avec, en arrière-plan, la troisième voie entrevue cette fois : la place de l'interprétant.
Les 'Invertentions" de Atheaum Toll (préposé ucmpp)
en 2015 suite à 2007 sur SecondLife :
Pythose.15 – Histoire – Akhnaton-Moïse-Oedipe (refoulement des origines) ; 20150816000000 dwtbio 01
Pythose.16 – Génétique – Nom-du-Père/chromosome Y (refoulement de la nomination) ; 20150822194200 dwtbio 02
3 – Pluriel Analytique – démocratie (refoulée) ; 20150829180400 dwtbio 03
4 – Orifice Inguinal – sexualité (refoulée) ; 20150908201311 dwtbio 04
5 – Industrie du Code – humanisme (solution) ; 200150924144900 dwtbio5 UCS
6 – Ecologie – égale Psychanalyse (solution) ; 200151004224200 dwtbio6 ECO
ACTUEL = 7 – la Honte de la Psychanalyse ; 200151015214800 dwtbio7 CYB
8 – Psychologie Collective ; 200151023232700 dwtbio8 PSH
9 – La fin d’HomoPouvoir ; 200151103141900 dwtbio9 APSO
10 – La Psychanalyse est-elle la Cybernétique ? ; 20151112065100 psycyb
11 – Tête & Corps – division narcissique ; 20151116183700 tetcor
Métadonnées : série Pythos — session Pyth021 du 08/10/2026 — support : vidéo-affirmation dwtbio 07 CYB « La honte de la psychanalyse » (2015) — sources : transcript Pyth021_opc_20261008.md (coupure de connexion au milieu de l'exposé, enregistrement poursuivi), dérivés GeminiNotebookLM Pyth021_Adeba (débat), Pyth021_Adeep (analyse approfondie), Pyth021_Vexpl (vidéo explicative), Pyth021_Vs (capsule) — lus comme contre-épreuve, leurs écarts étant consignés dans la section « Ce que les premières lectures ont manqué ».
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