
L'Inconscient et l'environnement ne font qu'un
ABSTRACT/Compte-rendu de la séance Pyth020 d'UBERPOL-école — vendredi 2 octobre 2026
(Ces Newsletter/blog sont des transcripts > lus parIA > révisés/corrigés en
1 passage ; les transcripts bruts ainsi que les enregistrements vidéo de la
session sont archivés accessibles à UBERPOL-école)
Objectivation clinique de l'isolement de la thèse et la question qu'il pose — Qu'est-ce que qu'un discours que personne ne prononce ? la folie, la paranoïa. Ces pathologies sont typiquement transitives, réciproques jusqu'à ce que la cybernétique apporte une balance nouvelle ; l'IA, « qui a ses biais, qui peut être trompée, trompeuse, mais qui vérifie les thèses ». Insérée dans une relation pathologique, l'IA pourrait en modifier le destin ; avant même la psychohistoire, l'écologie pourrait en tirer son bénéfice. Haeckel - l'inventeur du mot « écologie » - employait le mot « âme » — pour désigner une niche, un écosystème. Les libres penseurs l'intronisèrent en 1904 à Rome au pied de Giordano Bruno ; il permet aujourd'hui d'assimiler le concept de l'inconscient à celui de l'environnement — donnant à l'écologie « une alternative à la guerre » et lui livrant « les mathèmes » qu'elle n'a pas. Elle prend le pas sur la magie, l'autohypnose et perfectionne l'imagination, dont la source est la mémoire. Deux semaines avant cette cérémonie, le trouble de mémoire de Freud sur l'Acropole, ajoute en refoulé, au motif d'Œdipe "nom de mémoire d'Akhenaton", la théorie de l'âme de Haeckel. Les coïncidences de dates et/ou de lieux sont moins magie ou réincarnation que ceci : le tissu de la réalité est pénétrable par le chiffre. Des tables astronomiques au chaînes de l'ADN, les arguments d'une identité inconscient-environnement adoptent "feedback" de la Cybernétique, "et "réplicateurs" de Dawkins, qui se produisent et reproduisent par un corps ; ainsi que l'IA comme interface entre leurs espèces, voire tous individus communiquants — parvenant à l'harmonisation de leurs relations ou synchronies ; leur unité comme un symbolique O, en rappelle un alibi : l'alibid d'O. Le 'moi' et la libido concluent la vingtième pythose.
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20em/33
L'Inconscient et l'environnement ne font qu'un
« La prédestination de la psychanalyse à l'écologie »
1. L'isolement, la folie, et la balance nouvelle
Un changement de date et le nombre de participant s'est réduit, à un minimum pourrait-on dire. « Cela fait partie de l'expérience, clinique et de recherche : le développement d'une thèse telle l''Ontologie Psychohistorique de la Civilisation « mène à un isolement » ; et quand elle s'est étendue sur un marché de la conservation de l'ADN, « là aussi il y a eu un rétrécissement considérable ». Si la thèse est mauvaise elle ne tire pas à conséquence ; si elle présente suffisamment de qualité et de pertinence et d'utilité « cet état de réduction est évidemment culpabilisant et /ou pose la question de la folie, une paranoïa qui enterrerait le message attendu. Le président du jury de thèse avait tranché : « Vous vous prenez pour Akhenaton ; vous êtes fou » (cf. Pyth014) – était-il fou de penser cela ? Ou bien m'en voulait-il de ne pas lui avoir bien fait voir que c'était plutôt Moïse qu'il fallait voir comme Akhenaton, et que je n'avais pas grand chose à voir là-dedans ? Aujourd'hui, « tout cela peut être enregistré, réfléchi, mis dans une balance — celle de l'IA, qui a ses défauts, mais aussi ses qualités, dont celle de pouvoir exposer un débat dépassionné. La pathologie écartée, il est possible cependant qu'elle contienne, avalise, proroge l'isolement. Ceci laisse alors considérable le lot de la psychologie collective et des conditions de besoin propre au milieu. »
Cliniquement parlant : on ne répond pas à « vous êtes fou » par « non » — on répond par une méthode. Quarante ans de thèse tenue seule, puis une balance qui n'appartient à personne : la question de la paranoïa ne se règle pas dans la tête de celui qu'on isole, elle se règle dans un examen des besoins de la collectivité.
2. Un point refoulé qui bouillonne
La publication du 22 septembre (cf. Pyth018bis) — la scène géopolitique actuelle comparée à la scène primitive sur deux cartes "Méditerranée/Atlantique" — marque « un stade et un tournant, dans ce parcours continu de quarante ans ». C'est en psychanalyse ce qu'on appelle une interprétation — celle qu'on fait dans une cure individuelle, au moment d'un transfert, où l'on indique quelle est la répétition en cours, et éventuellement la mémoire qui revient. Elle est sur YouTube, https://youtu.be/qEMZJ4n-8cA (en anglais https://youtu.be/p3ORclaaQdY ) « avec, comme d'habitude, un très petit nombre de visiteurs » ; c'est pourtant « une pièce extrêmement importante, compréhensible et actuelle, sérieuse et comptable de la connaissance de la psychologie collective, répondant à une grande tension ». Car à partir d'un tel point — « appelons-le un point refoulé par la psychologie collective » —, « lorsqu'on s'y tient, énormément de choses foisonnent, qui retournent toute la situation de départ. Et plus ce point bouillonne de renversements, plus il va être considéré comme invraisemblable, et donc de moins en moins accessible. Il y a une espèce d'équilibre entre les mouvements de la découverte et du recouvrement. » Les dix vidéos-affirmations d'il y a quinze ans « répertoriaient ces bulles » de l'ébullition — « qui sont refoulées, recomprimées » — ; celle d'aujourd'hui, sur l'écologie, « correspond à ce qui fut la toute première cause de l'ontologie civilisationnelle, avant même les théories sur la psychohistoire ». Et la question qu'elle pose et posait est : qu'est-ce que la psychanalyse a à faire dans l'écologie — ou l'écologie avec la psychanalyse ?
Cliniquement parlant : le refoulement n'est pas un couvercle sur du vide ; il recouvre ce qui bout. Plus un point produit de conséquences, plus il paraît fou — c'est la loi de l'équilibre découverte/recouvrement, et c'est pourquoi l'audience d'une interprétation ne mesure jamais sa portée.
3. Haeckel, l'âme, et le Campo dei Fiori
Freud a inventé l'inconscient — « c'est un espace ; d'un type qu'il a appelé une scène » — et il a nommé « analyse du psychisme » le procès qui le découvre. À la même époque, le darwinisme était établi mais « nécessitait encore de la propagation » ; son grand diffuseur, en Allemagne était Ernst Haeckel, « fameux d epar l'Europe ». Freud le connaissait certainement, ils parlaient la même langue, ils étaient du même monde ; « il y était certainement très, très très, attentif. Haeckel, allait devenir le « fondateur » de ce dont il invente le terme écologie, avait encore pour vocabulaire, la notion et le terme d'âme — « par exemple l'âme des abeilles, avant qu'on l'appelle écosystème ». Anticlérical « d'une manière quasi maladive », il estimait que les Églises avaient « volé, capturé cette notion de 'âme' pour en faire une idéologie à leur profit », cachant sa véritable nature, « quelque chose de terrestre et distribué à tout le vivant » qu'on allait appeler plus tard "systèmes". Freud de son côté « hésitait à appeler sa méthode en élaboration "analyse de l'âme" ou "cure de mémoire"». Nous étions donc en 1904, et sur le Campo dei Fiori, à Rome au pied de la statue de Giordano Bruno, un Congrès international de la Libre-Pensée, qui se tiendrait à Rome du 20 au 22 septembre, des milliers de délégués des nations allaient « introniser Haeckel comme le fondateur de cette nouvelle pensée — la découverte de l'âme ».
Cliniquement parlant : deux hommes nomment la même chose, l'un « âme » dans la ruche, l'autre « inconscient » sur une scène ; la place où l'on couronne le premier est celle où l'on a brûlé Bruno (cf. Pyth018bis). La psychanalyse et l'écologie sont nées jumelles, et séparées à la naissance — c'est ce que la séance va dater.
4. La thèse — l'inconscient, c'est l'environnement
Aujourd'hui et depuis une trentaine d'années, l'écologie et l'écologie politique « sont complètement dans la panade ». S'il fallait assimiler le concept de l'inconscient à celui de l'environnement, cela « insufflerait une nouvelle puissance à l'écologie : car les écologistes ne savent plus du tout ce qu'est un 'environnement', ni dans quel sens ils vont » ; une science intelligente de l'environnement redonnerait une dynamique à « cette alternative à la guerre — car les populations règlent les choses vivement par les guerres et les religions quand elles ne peuvent pas les traiter écologiquement avec une intelligence de leur milieu de vie ». « C'est le destin de la psychanalyse d'avoir révélé les mathèmes, les opérateurs, la structure de l'Inconscient et... éventuellement ; ce que les écologistes appellent l'environnement ». L'environnement de Haeckel était un espace matériel « réglé autrement que par le matérialisme historique de Marx » — l'évolution des espèces plutôt que la lutte des classes — ; il « a été réduit ensuite à : quelle est la largeur de mon jardin ? et les routes qui passent ! On n'y regarde même plus le ciel est ses beaux nuages. Redonner à ce plan de la nature un souffle est possible : « Si les logiques et processus de l'Inconscient y correspondent, c'est la prédestination de la psychanalyse que de donner le souffle à l'environnement. » Dans le même élan que Freud, qui « avait avancé jusqu'à la psychologie collective, mais sans pouvoir y arriver », on peut viser jusqu'à son environnement biologique et, sur cette prise prendre appui pour s'y installer solidement. S'il s'agit d'une connaissance de la réalité, au ressort de sa découverte de l'Inconscient, la psychanalyse est propre à nous donner d'ultimes éclairages sur le fonctionnement des molécules biologiques. Il va falloir dans ce cas, suivre le 'fil' du code, comme un fil d'Ariane, pour gagner et ralier ces territoires. Et nous sommes bien arrivés de la psychanalyse à la génétique. Donc véritablement, si l'on est à la génétique, on apporte des clés à l'environnement et aux écosystèmes. » Une ligne est continue : « de la conscience à la psychohistoire de la personne, et jusqu'à la biologie des espèces ».
Cliniquement parlant : une écologie sans structure n'a que des constats ; une psychanalyse sans dehors n'a que des individus. L'une a l'objet, l'autre les opérateurs. Les réunir n'est pas une métaphore : c'est reconnaître que le feedback, le refoulement et le transfert décrivent un milieu du vivant.
5. Magie, imagination, mémoire
En franchissant un tel pas qui égalise l'obscur Inconscient et le trop manifeste 'environnement', l'ombre de leurs distinctions suscite une révolte qui trouve difficile d'admettre que la magie, l'autohypnose, les rêves ont donné des preuves d'accès à l'essence subtile d'un Inconscient authentique. « Trouver les mathèmes du freudisme dans l'environnement, c'est établir que ce qu'il appelle le Transfert puisse s'y établir. Il n'y a aucun obstacle à poser une égalité entre la magie et le transfert — il faut seulement les décrire et les expliquer, clairement et de manière conséquente. » Le domaine de leur communauté est l'imagination. L'un et l'autre sont la preuve expérimentale de l'imaginaire. « Nous pouvons d'autant mieux affirmer l'expérience, jouir de l'imagination, qu'on connaît ce qu'elle est ; et l'un des monumentaux éléments, sinon le seul, de l'imagination, c'est la mémoire. Chercher une connaissance de l'imagination en négligeant la mémoire donne une connaissance très rudimentaire et très fragile. » Des théories en vogue du double, de l'astral qui, « comme à New York, quand j'ai posé la question aux gens du New Age, répondaient "la mémoire, on n'en a rien à faire, on veut repartir à zéro" —, ne tiennent absolument pas compte de la mémoire historique, politique, de la géopolitique. Ils ne voient cela que comme des scories de leur imaginaire, alors que c'en est la source. » Cet imaginaire supposé, sans mémoire, indique une conception erronée de la magie ; dans l'autre cas on trouvera sans incohérence de la magie dans l'environnement.
Cliniquement parlant : la magie opère sur les pulsions ; le transfert aussi. Ce qui distingue l'analyse de la voyance n'est pas l'effet, c'est la mémoire : l'imaginaire qui se croit sans passé est le plus manipulable des imaginaires.
6. 1904 — le trouble de mémoire sur l'Acropole, relu
Un trouble de mémoire sur l'Acropole, est un fameux texte de Freud où il raconte sa visite d'Athènes avec son frère, en 1904. J'ai bien connu Charles Melman ; « vers la fin de son enseignement », il y consacra des conférences ; pour lui comme pour la majorité des analystes, « le trouble était dû à une névrose oedipienne ». Freud, commençant à être célèbre, voyageant jusqu'en Grèce, « dépasse son père — donc il fait un trouble avec refoulement, culpabilité etc.. ». Que sa névrose fut oedipienne, c'est bien le cas de le dire — comme « bien peu de ses confrères — aucun — ne prennent en compte le fait qu'Œdipe était un nom de mémoire d'Akhenaton » ; et Freud — qui depuis 1900 (Science des Rêves) élaborait publiquement sa théorie d'Œdipe « tout en étant en train de refouler le fait que ce fût Akhenaton » — arrivait à Athènes, la cité dont la culture avait Œdipe parmi ses fondamentaux. Bien que ce serait seulement en 1910 qu'il officialiserait le terme 'Complexe de Oedipe', deux ans avant que K.Abraham s'alerte sur les similitudes avec Akhenaton, ces tensions psychohistoriques donnent au motif de son symptôme : « une raison un peu plus forte que de se faire un complexe d'écolier ». Il posait le pas de sa carrière où, dans la manière dont il présenterait Moïse, « il allait s'interdire de voir l'aspect œdipien de Moïse ». Déniant le fait qu'Œdipe était un personnage historique, le trouble de la mémoire est énorme, forcément. » Mais cette névrose oedipienne n'épuise pas la dimension de la chose. Il existait un second niveau : « à quelques jours près » du voyage de Freud à Athènes, Haeckel était intronisé à Rome — « Freud, dans ses lettres et son journal de voyage, insiste sur les hésitations et contre-temps qui ont eu lieu avant de prendre le bateau pour Athènes. Il n'envisage pas Rome mais il est tout à fait au courant de cette cérémonie en préparatif — tout le monde en parle. » Les dates et les trajets ne sont pas absolument synchrones ; Freud change ses plans à Trieste et aboutit inopinément sur l'Acropole le 4 septembre — il manque sa visite bi-annuelle de Rome qu'il reprendra de nombreuses fois par la suite ; l'hypothèse d'une connexion n'est pas indubitable mais si elle tient : « quand il arrive sur l'Acropole, non seulement il est sur le lieu où il va s'engager à ignorer l'historicité d'Œdipe, mais il ne s'est pas lié au mouvement de la matérialité de l'inconscient — c'est-à-dire à ce que Haeckel a commencé à définir de l'environnement ». Haeckel, le père de l'Ecologie n'est pas le père de Freud, mais il était pour ce dernier l'image qu'il ambitionnait et qu'il n'arriverait pas à joindre – à l'instar de l'interprétation qu'il fait, lui, de son trouble qui consistait à ne pas joindre l'imaginaire (l'Athènes apprise à l'école) avec la réalité (cela existe réellement). En ajoutant la dimension de la réalité (inconscient environnemental), à celle de l'histoire (oedipe historique) son expression "trouble de la mémoire" demanderait à être étendu comme "trouble du savoir".
Cliniquement parlant : un trouble de mémoire est daté — et la date dit tout. Freud, entre Rome et Athènes, passe à côté de l'âme matérielle et arrive sur la terre du nom qu'il va refouler ; il vacille. C'est le symptôme fondateur d'une discipline qu'il créait, qui allait s'enrichir d'un trouble topographique, du dedans contre le dehors.
7. Deux coïncidences londoniennes — le tissu de la réalité
Après 1985 à Lyon — au motif de l'analyse plurielle, « je voulais associer la psychanalyse et l'écologie » — suivit la découverte d'Akhenaton (« un peu par hasard, et contre ma volonté ». Puis arrivé « au bout » de l'histoire d'Akhenaton, bien embarrassé, j'en rendais compte par téléphone, à l'homme qui m'avait appris le phosphénisme, la concentration sur les phosphènes, prétendue religion de la lumière, dans solaire etc..). Ce dossier clos, je quittais Lyon pour Londres, pour recontacter des écologistes. Je n'y trouvais pas beaucoup de répondant ; un jour écrivant une lettre à un cousin, lui racontant les recherches lyonnaises, j'allais la photocopier pour archives. L'employée revient : « j'ai un peu honte de vous le dire — je ne lis pas le français, mais j'ai lu le mot Akhenaton plusieurs fois. Je dois vous dire, monsieur, que je suis la mère d'Akhenaton, et que je suis très concerned. Il se dit des choses terribles sur mon fils en ce moment ; un livre vient d'être publié, avec lequel je ne suis absolument pas d'accord : vous en jugerez en allant dans telle librairie, au sous-sol, dans telle étagère. » Il s'agissait du livre : Moses, Pharaoh of Egypt, qui apportait une confirmation égyptologique à mes spéculations freudiennes. « Je ne faisais plus de recherche active dans ce domaine ; sans cette rencontre, j'aurais ignoré ce livre était parmi les milliers publiés chaque jour à Londres, dans une étagère où je ne serais jamais allé ». Cependant l'hypothèse Moïse-Akhenaton, « jusqu'àlors une expérience de pensée après la lecture de Freud, recevait sa réalité matérielle » ; l'écologie fut abandonnée cinq ans ; je travaillais au Warburg Institute sur l'Hermétisme selon Frances Yates et la tradition du roi d'Égypte, monothéiste solaire trois fois nommé, le trois-fois-grand Trismegiste, répondais au psychohistoriens qui m'invitaient etc... C'est à la fin : dans l'avion du retour vers Lyon, quatre ans plus tard, un siège libre entre deux passagers et des papiers posés dessus — « où j'ai jeté un œil, comme la photocopieuse avait jeté un œil sur ma lettre » : la présidente du parti écologiste britannique, à qui j'avait écris sans suite, au début de mon séjour, était ma voisine. « Je suis rentré, à la fin de mon voyage, à côté de la personne vers laquelle, au début, j'avais l'intention d'articuler mes travaux. » Conclusion, et c'est elle qui compte : « le tissu de la réalité est tellement pénétrable par le chiffre que, quand on parle de voyance, de magie — c'est de la mémoire. C'est en termes de mémoire qu'il faut d'abord réfléchir à cela, avant d'utiliser les motifs des énergies, de la réincarnation, ou de synchronicité télépathique. Le concept de l'inconscient permet de nous donner un chiffrage, une espèce de mathématique sur ce tissu de la réalité, qui économise du trouble que l'imaginaire comporte par essence : plutôt que de parler de la mère d'Akhenaton, on parlerait d'un chiffre qui calculait avec ma photocopieuse ou mon écologiste nos rencontres. » Si les mathèmes de l'Inconscient agissant sur l'Environnement, il reste à sa voir sur quels trame ils se fixent.
Cliniquement parlant : deux rencontres improbables encadrent cinq ans — l'une ouvre le dossier, l'autre le referme sur la personne visée au départ. L'analyste n'y voit ni signe ni hasard : il y lit une structure, celle d'une lettre qui arrive à destination. L'inconscient n'est pas « dans » la tête de l'auteur ; il est dans le magasin de photocopies et dans l'avion — c'est-à-dire dans l'environnement qui peut être arpenté.
8. Les tables — l'ADN comme table de calcul
Un participant rapporte la thèse de l'anthropologue du Serpent cosmique ? qui envisage que des transes autorisent un accès à des visions de l'ADN mais « Je ne sais pas s'il a été jusqu'à considérer que l'ADN se communique une espèce de table de calcul » des relations des codes. La thèse que notre ADN porte, outre le nôtre, des portions communes, non manifestées, qui expliqueraient certaines transitions de genre, est aussi rapportée ; « Plus de louange à ce point de vue qui gagne la structure de l'ADN, qui ouvrer à sa logique. ». Actuellement nous savons que nous pouvons arpenter l'Inconscient, qui reste une spéculation — mais qui devient concrète si elle s'applique sur l'Environnement. Elle étalonne la réalité de notre vie quotidienne et de nos rencontres à partir de codes — de rencontres de codes ou de chiffres. » On peut comparer avec l'astronomie : Kepler et Tycho Brahe avaient des tables 'rodolphines' de repérage du ciel, et faisaient leurs pronostics, conjonctions, coïncidences etc.. à partir d'elles. Avec l'ADN, nous avons une telle espèce de tables, bien plus complexe mais quelque chose d'analogue, en tout cas de comparable pour notre imagination ? »
Cliniquement parlant : Tycho a noté des positions sans connaître la loi ; Kepler a tiré la loi des tables. Le génome séquencé est notre table de Tycho ; la loi qui s'en déduira — géométrie nuptiale, mathématiques générationnelles, feedback du désir — est encore à écrire. Mais dès avant, on sait qu'une table ne sert à rien si elle n'est pas datée et signée : c'est la différence entre un génome et un génome nommé.
9. Premier argument — feedback et réplicateurs
L'analogie supposées entre l'Inconscient et l'Environnement, et leur rapprochement sur la base de tablatures, demande pour finir quels sont les opérateurs et opérations qui joignent ces bases. Premièrement, l'opérateur de premier ordre est le feedback (cf. Pyth019) : « le désir est calculable par des lois cybernétiques de feedback — c'est affichée à la manière flagrante d'une "lettre volée", à la lecture des analystes lacaniens devant le graphe du désir : précisément c'est le double feedback de la cybernétique seconde » — c'est le côté de la psychanalyse. Du côté de l'Environnement, « nous avons ouvert l'espace de calcul des réplicateurs de Dawkins » : dans le monde des 'âmes' de Haeckel, les gènes se répliquent pour se reproduire, à la manière qui « s'inscrit dans ces mécanismes de feedback » — une nuance doit être éclairée sur ce point. Dawkins a laissé une confusion entre ses réplicateurs (qui est le terme spécifique du 'gène') et le mème (qui en est le terme générique) : il précise : « les mèmes sont des imitations, tandis que le gène fait une reproduction » — l'imitation se montre dans les séries directes (rapportées métonymies et linguistique), tandis que la reproduction aligne le fil de sa série par l'intermédiaire d'un corps, une 'chicane' qui est rapportée en linguistique comme une métaphore. Au résultat, la même chose se répète ; mais le gène se répète par une rétroaction qui passe par un corps sexuel, par une combinaison sexuée. Dawkins ne le fait pas remarquer et ce n'est pas sans justification que nous pouvons le remarquer : son défaut est incontestablement repérable dans la lacune, abîme où il laisse le modèle exemplaire de son "selfish gene" en l'espèce du chromosome 'Y' — ce cas psychopathologique a souvent été dénoncé, décrit et expliqué dans nos observations préalables ; je le reconfirme aujourd'hui à la relecture du texte par IA : Dawkins secondarise le 'Y' vis à vis du gène "SRY", 'sexuel' à proprement parler. Cette négligence est un embarras car en approfondissant sa mèmétique il a été montré qu'elle mène à estimer le mâle comme parasite de l'espèce femelle ; il serait alors regrettable de ne pas pousser jusqu'à la précision de l'espèce humaine, parmi les espèces sexuées, et à partir du moment où son langage adopte la nomination patronymique. Les spécialistes du darwinisme qualifie alors cette nomination de seconde feedback qui introduit le sexe dans le langage — c'est à dire, comme l'OPC le soutient, avec le langage, rend l'Inconscient propre à couvrir l'environnement (par exemple distingue une filiation d'une parasitologie). Pour rester prosaïque : La génétique de Dawkins décrit ce que le graphe du désir décrit aussi : le mécanisme d'interaction avec l'environnement, et de feedback, qui permet au gène d'entrer en relation avec son milieu et, par feedback, de se reproduire. » » Voilà qui « permet que considérer l'environnement comme l'opération, niche, 'âme' génétique du vivant ».
Cliniquement parlant : un mème se copie, un gène se transmet — et la transmission exige un corps et deux sexes : c'est toute la différence entre la viralité et la filiation, entre un numéro et un nom (cf. Pyth016, Pyth018). Le feedback est commun ; le détour par le corps est ce que l'ADN nominal conserve.
10. Second argument — l'IA, interface entre les espèces
L'opération, deuxièmement, qui autorise le rapprochement Inconscient Environnement est soutenue par la fonction de l'IA : anecdotiquement, Dawkins, découvrant l'IA, cite un ami astronome selon qui nous ne communiquerons avec d'éventuels extraterrestres qu'« une fois que nous serons devenus de l'IA — parce qu'ils communiqueront eux-mêmes, de même, par leur propre appareillage. Les deux IA, comme une interface, permettront aux entités de se reconnaître ». Ramené sur Terre : « une baleine ne peut pas correspondre avec une fourmi ; mais une baleine informatique peut correspondre avec une fourmi informatique. À ce moment-là, l'infiltration de l'environnement par l'IA — par la cybernétique avancée jusqu'à la sémantique — va permettre d'unifier les différentes 'âmes' de Haeckel, les différentes niches, selon les communication de code des l'écosystème. » Ce sont les théories de l'A.pareil « que j'ai exposées depuis longtemps dans l'application de la psychanalyse à l'écologie » : des systèmes vivants appareillés avec « ce que j'appelle la synthétique — des appareils qui infiltrent le vivant, leur permettant, comme des synapses permettent aux neurones de correspondre, aux espèces de correspondre ».
Cliniquement parlant : Haeckel voyait des âmes séparées — la ruche, la forêt ; Lapareil leur donne des synapses. Le double informatique d'une espèce n'est pas sa copie, c'est sa traduction ; et pour qu'une personne entre dans ce réseau autrement qu'en image, il faut que son double soit fait de son code — et reconnu sous son nom.
(suite) Les hétérodoxies engagées (de l'IA non relue/corrigée)
Cette séance a mis en jeu l'ontologie psychohistorique de la civilisation (l'isolement de la thèse, l'IA comme balance, le point refoulé qui bouillonne — et la thèse elle-même, l'inconscient identifié à l'environnement), MOA (la guerre comme ce que font les populations qui ne peuvent plus traiter écologiquement leur milieu ; l'écologie politique « dans la panade »), le refoulement historique (Freud négligeant Haeckel à Rome ; le trouble de l'Acropole comme fracture fondatrice ; « vous êtes fou »), AMOA (Œdipe comme nom de mémoire d'Akhenaton ; l'hypothèse de 1985 recevant à Londres sa réalité matérielle), la causalité biologique des mythes (l'historicité d'Œdipe refoulée par Freud), l'hermétisme comme colonne vertébrale de la science moderne (Bruno sur le Campo dei Fiori, le Warburg Institute, le phosphénisme comme première rencontre de la religion de la lumière), Lapareil et l'appareillage cybernétique (la synthétique, les appareils qui infiltrent le vivant comme des synapses), le Supramental (l'IA comme interface entre les espèces, unifiant les âmes de Haeckel), l'épinomie (l'ADN comme table de calcul ; arpenter l'inconscient « à partir de codes ») et la psychiatrie psychocollective (l'interprétation adressée à la psychologie collective ; la folie comme question posée par l'isolement d'une thèse).
Le point de congruence avec la Conservation de l'ADN Nominal se déduit de la ligne continue tracée en séance : « nous sommes arrivés de la psychanalyse à la génétique ; et si l'on est à la génétique, on apporte des clés à l'environnement et aux écosystèmes » — avec la leçon des coïncidences : « le tissu de la réalité est tellement pénétrable par le chiffre » que c'est « en termes de mémoire » qu'il faut penser ce que d'autres appellent magie. Si l'environnement est l'inconscient, et si l'on ne l'arpente qu'« à partir de codes », alors conserver son ADN sous son nom, c'est inscrire son propre chiffre dans la table — devenir, pour l'environnement, non une image qui passe mais une entrée datée et signée ; et c'est la condition pour que le double informatique dont parle le second argument soit celui d'une personne, et non d'un mème. Le gène se transmet par un corps ; le nom fait que ce corps est quelqu'un.
Pour entrer en relation avec l'école
Le Kit de conservation ADN nominal — pour commencer par l'acte : conserver son ADN sous son nom.
Le Groupe-ADN — le collectif apparié qui recueille les noms et porte la mémoire.
L'adhésion à UBERPOL-école (300 €/an) — accès aux séances, aux enregistrements et à l'accompagnement.
Renseignements et inscription : adnetmoi.com/uberpol-ecole Le présent compte-rendu est public ; l'enregistrement intégral de la séance est accessible aux membres. La vidéo-affirmation support de cette séance : « dwtbio — l'écologie » (2015, voix synthétique) [ci-dessous]. L'interprétation psychohistorique de l'actualité (Pyth018bis, 22 septembre) est publique — [lien à insérer].
Note sur la suite
La séance Pyth021 est prévue le jeudi 8 octobre 2026. Selon le fil de la série : la septième vidéo-affirmation, et l'hétérodoxie suivante — la Circonstance Occidentale, Amarna transmise à la Grèce ; et, restée ouverte depuis Pyth019 : le désir ou le refoulement, lequel des deux pollue ?
1 – Histoire – Akhnaton-Moïse-Oedipe (refoulement des origines) ; 20150816000000 dwtbio 01
2 – Génétique – Nom-du-Père/chromosome Y (refoulement de la nomination) ; 20150822194200 dwtbio 02
2 – Pluriel Analytique – démocratie (refoulée) ; 20150829180400 dwtbio 03
4 – Orifice Inguinal – sexualité (refoulée) ; 20150908201311 dwtbio 04
5 – Industrie du Code – humanisme (solution) ; 200150924144900 dwtbio5 UCS
ACTUEL – Ecologie égale Psychanalyse (solution) ; 200151004224200 dwtbio6 ECO
7 – la Honte de la Psychanalyse ; 200151015214800 dwtbio7 CYB
8 – Psychologie Collective ; 200151023232700 dwtbio8 PSH
9 – La fin d’HomoPouvoir ; 200151103141900 dwtbio9 APSO
10 – La Psychanalyse est-elle la Cybernétique ? ; 20151112065100 psycyb
11 – Tête & Corps – division narcissique ; 20151116183700 tetcor
Métadonnées : série Pythos — session Pyth020 du 02/10/2026 (vendredi) — support : vidéo-affirmation sur l'écologie (2015) — sources : transcript Pyth020_opc_20261002.md, dérivés GeminiNotebookLM Pyth020_Adia (dialogue), Pythos_20_Vexp (vidéo explicative), Pyth020_S (capsule).
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