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Sexe ; manque manqué

W
William Théaux
18 septembre 2026
Sexe ; manque manqué

« Sexe ; manque manqué »le quatrième refoulement : du nom du père à la sexualité décortiquée.

ou : la platonde — l'ADN conservé comme image réfractée

Documentation et source

Point de départ : une vidéo-source 20150908201311 dwtbio 04 (voir en pied-de-page - précaution de lecture)

on trouvera un excellent compte-rendu podcast par IA

un "short" également intéressant, toujours par IA

enregistrement intégral et autres documents réservés aux membres

ABSTRACt de la séance Pyth018 d'UBERPOL-école — jeudi 17 septembre 2026

Trois énormes refoulements déjà levés — • la scène primitive de la civilisation (Amarna), • le chromosome Y sous le nom du père, • La République cachée dans le modèle optique. Actuellement, la nomination du génome entier donne au moi une troisième dimension — temporelle, historique. Là où l'image du miroir ne rend qu'une surface à deux dimensions, par un miroir que la séance rebaptise la platonde (d'un lac en La Caverne), le phénomène de réfraction loge une troisième image — l'ADN conservé. La caverne de La Répulique de Platon gardait encore la géométrie nuptiale de Socrate, rebaptisée mathématique générationnelle ; puis avec Aristote on ne parle plus de sexualité (ni d'aucun diagramme solide) dans la Cité. Au XXem siècle, la caverne relue comme boîte crânienne — circuits synaptiques, projections du corps et sphincters — avec l'objet toujours manquant dans le cerveau, le sphincter inguinal que le corps masculin a en plus, manque à trouver son nom dans la langue Maternelle. Du trou qui manque à la femme, son mot qui manque à l'homme reçoit le nom du père qui vient à la place de cette forclusion.


1. Une minute de silence — et une première question

Rappel des trois premières affirmations : 1) le refoulement de la scène primitive de la civilisation, localisée à Amarna, source du Monothéisme patriarcal ; 2) le refoulement du chromosome Y — découvert vers le milieu du XXe siècle, au moment même où la psychanalyse se mettait à beaucoup parler du nom du père (« mais jamais en relation avec ce chromosome Y, que ledit 'nom' du père, suit à travers les générations par la filiation comme un 'marqueur' génétique ») ; 3) le refoulement de la République — « typiquement »la caverne de Platon, dans la phase psychanalytique du modèle optique de Lacan. Après cette "minute de silence", aujourd'hui passe à un quatrième refoulement, « tout aussi majeur », qui concerne la sexualité. Pour commencer, un participant l'ouvre : « Pourquoi a-t-on refoulé la connexion entre le chromosome Y et le nom du père ? » Deux réponses viennent. La première renvoie à la séance elle-même : « c'est probablement lié à la sexualité, comme nous allons le voir maintenant ». La seconde est politique : « la nomination est très importante pour la société. Si les individus ne sont que des numéros, on est dans une société totalitaire ; mais si les individus ont des noms — c'est-à-dire sont des sujets, individualisés, ayant une parole —, la république, ou le totalitarisme, sont très concernés. Le déchiffrage de la nomination dans la génétique concerne beaucoup les représentants qui se sont un nom dans la politique. Cela, nous le verrons à la pythose prochaine. »

Cliniquement parlant : un refoulement ne se lève pas en expliquant seulement ce qui a été refoulé ; il faut dire pourquoi. La séance donne deux motifs et les tient ensemble : la sexualité (motif du corps) et la domination (motif de la cité).

2. La nomination du génome — une identité en trois dimensions

« Aujourd'hui, notre question, c'est vraiment toute l'histoire d'ADN et moi : la question de la nomination de nos chromosomes. » Il y a eu une première nomination, appliquée à un seul chromosome : le nom du père, dont les civilisations se sont servies pendant des siècles pour tracer la transmission de père en fils « sans savoir, en tout cas officiellement, scientifiquement, qu'il y avait un chromosome là-dessous ». On a donc commencé par nommer une portion excentrique, le Y, du génome. Il s'agirait aujourd'hui de généraliser la nomination à tout le génome : non plus des filiations qui s'appellent Aménophis I, II, III ou Louis I, II, III — « des noms qui défilent plutôt la série "nom-du-père" » —, mais une civilisation où « chaque génome (individuel) pourrait porter son nom propre ». D'où « un bouleversement considérable de la psychologie sociale — car aussi de l'hypnose collective ».
Sans le nom, « le moi ne s'identifie qu'à une image, plate » : l'image spéculaire, où le cerveau « ne se demande que s'il est à l'endroit ou à l'envers », et suffit, avec toute l'agitation qui s'en suit, au support de l'identité — « mais c'est une image, simplement, et sa stabilité l'hypnose ». Or le moi peut s'identifier à « quelque chose en trois dimensions, volume, c'est-à-dire avec histoire ». Si le nom est identifié au chromosome, « le nom s'inscrit dans l'histoire de l'espèce, des générations, des familles » et l'identité « acquiert une dimension temporelle qui désintègre l'hypnose et libère le sujet citoyen ».

Cliniquement parlant : l'identité spéculaire est une surface — elle n'a pour toute profondeur que le doute d'être inversée. Nommer son génome n'ajoute pas une information à l'image : cela lui ajoute une dimension, le temps. C'est ce que la clinique appelle, dans d'autres mots, sortir de l'hypnose.

3. Au tableau — la platonde et la réfraction

La séance redessine, « inlassablement », une caverne de Platon — mais l'intérêt est derrière : la sortie/fermée de la caverne est un miroir vu en tranche dans le schéma de Lacan. L'espace derrière lui, est l'image plate qui s'y voit. En phase.2, Lacan a introduit une variation : il a basculé ce miroir à l'horizontale, et l'entité qui se voyait de face se voit maintenant à l'envers, « comme un arbre se voit inversé dans un lac ». L'école UBEC ajoute : dans le miroir vertical, l'image est plate ; ici, on procure à l'image trois dimensions — « 3D ». En mémoire d'Athènes, plutôt que d'appeler ce miroir couché du même nom que le miroir vertical simplement basculé, la séance le désigne : platonde. (Petite histoire de ce nom : Freud disait que l'ésotérisme entrait dans psychisme par un « fleuve de boue » — l'astral de nos jours. « Cela m'a bien fait rire, le jour où je l'ai vu "fleuve debout " : je me suis dit, couchons-le, cela fera une plate onde ». Rigolade pour le nom ; mais pas pour la chose. « J'ai d'abord essayé de le faire remarquer à autrui — et j'ai remarqué que personne ne l'avait vue dans la caverne ». Mais l'ajout est décisif : le vase et/ou bouquet que l'on voit en symétrie dans miroir, dans l'onde sous la surface, « on le voit décalé par un phénomène qu'on appelle la réfraction ». Chacun le sait depuis l'enfance : pour tirer à la flèche un poisson dans l'eau, il faut viser un peu à côté. Dès lors que le miroir est une platonde — un lac réfléchissant —, il y a le vase & bouquet, son reflet, et une image réfractée : « nous avons donc ici trois dimensions, introduites par le fait d'avoir poussé un petit peu plus le schéma lacanien, en y reconnaissant la plate-onde dans la caverne ».

Cliniquement parlant : un miroir basculé reste un miroir ; un miroir devenu lac fait apparaître ce que le miroir ne peut pas montrer — un obejt-racine lui-même, décalé. Le patient qui vise son image se rate ; celui qui sait qu'il y a réfraction vise à côté, le touche.

4. L'image réfractée, c'est l'ADN conservé

Rappel de la théorie que porte une ontologie psychohistorique de la civilisation — et de ses trois pièces documentées : le refoulement de la scène primitive (« ce n'est pas du fantasme, c'est vraiment de la science égyptologique, archéologique ») ; le nom du père et le chromosome Y (« époque de Lacan c'était aventureux ; mais à partir de l'an 2000, la génétique est assez bien connue ») ; la caverne cachée dans le modèle optique, (« on peut penser que Lacan a volontairement caché la caverne dans son Modèle Optique comme dans "La Lettre Volée" »). A partir de la divulgation de la Lettre après Amarna, la civilisation généralise le patronyme, et après le temps de l'installation 'hermétique' aboutit à la république moderne et finalement à l'industrie du code. « Pour faire court, et un peu schématique » : dans La république révélée par le Modèle Optique, ladite « 'image réfractée', c'est l'ADN conservé ». Ce que nous avions d'abord, c'était les esclaves dans la caverne, en bas, dans la boîte ; passés par l'alphabétisation, ils deviennent maîtres et gouvernants s'ils arrivent à sortir de la caverne (ils sont passé au Signifiant sous la série patronymique). Mais pour avoir une troisième dimension, il faut passer de ce stade signifiant à celui du Code. Dans cette nouvelle industrie, ils prennent acte de la réfraction — quand ils conservent leur ADN. C'est au moment où la cybernétique, l'IA, est entrée en jeu dans la République, que cette rupture a lieu, et que le miroir rebascule vertical, en phase.1, c'est à dire en Démocratie. »

Cliniquement parlant : trois positions, trois images. L'esclave voit des ombres ; le maître les voit dans le miroir de son pouvoir ; celui qui conserve son ADN en son nom prend acte d'une image que ni l'ombre ni le reflet ne donnent ; il devient un 'individu'/citoyen. La conservation n'est pas un stockage : c'est une prise d'acte.

5. Le mystère restant — la sexualité absente de la République

« Cependant, il reste un mystère, d'autant que personne ne se soucie ne conserver son ADN ». Socrate disait qu'il manque quelque chose qu'on ne connait pas bien, dont après Platon, la méconnaissance s'est perpétuée — la géométrie nuptiale (cf. Pyth017). Autre façon de le dire : dans le schéma de la caverne, « depuis des siècles qu'on en parle, jusque dans une mathématique générationnelle (cf. Pyth017), on remarque qu'on ne parle pas de sexualité ». Comme si — la séance l'attribue à Aristote — les géométries nuptiales, générationnelles, n'avaient rien à voir avec la sociologie de la République, où ce qui compte est la lutte entre dominants et dominés, maîtres et esclaves. « or, qu'on ne parle plus de sexualité dans la sociologie politique, et qu'on en parle aujourd'hui dans les confusions des genres, on voit à quel point c'est épineux — ces politique de genre, genrisme et transgenrisme, sont des combats d'aveugles dans le noir ». Il y a donc toujours bien quelque chose refoulée, « jusqu'au moment où la science actuelle concerne la sexualité ». Voici comment on peut lever ce refoulement maintenant . Retour au tableau.

Cliniquement parlant : ce qu'une théorie n'écrit pas, elle le rejoue dans le noir. Une sociologie sans géométrie nuptiale produit exactement les combats qu'elle prétend ignorer.

6. La caverne est un cerveau — de la génétique à la synaptique

La caverne encore mieux précisée : des esclaves dans leur boîte, voient des images et entendent des voix qui résonnent — ceux qui sortent comprennent le mécanisme et décident de rester gardiens à la porte : « celui qui sort devient aliéné par le pouvoir et paranoïaque » (cf. Pyth017). Que nous autorisent nos temps actuels ? D'abord, la "platonde" et la réfraction donnent ce qui manquait à Platon : « la mathématique générationnelle, c'est-à-dire l'ADN » — il s'agit du fait que les familles royales (type amarnienne), en se mariant entre père et fille, mère et fils, dégénèrent, « et Athènes a mémoire des dégénérescences avant l'Effondrement ». Mais notre science a aussi découvert à présent les synapses — « cela a choqué Freud quand il a pris de la cocaïne, au moment où l'on découvrait les synapses, il a pensé que cette drogue se met entre les neurones » (cf. Pyth016). Or « si cette caverne, c'est notre boîte crânienne » : avec le corps, la boîte, et « les petites idées que l'on s'y fait de soi », la neurologie ne voit plus cette caverne comme « simplement l'os du crâne, mais ce qu'on appelle un réseau neuronal » — sa paroi concave « plutôt qu'un os, est un cortex ». Ceci — cette "concave-onde, concavonde" — éclaire le refoulement (non plus seulement de la mathématique générationnelle de la plate-onde) mais de la géométrie nuptiale : de la sexualité.

Cliniquement parlant : deux sciences du XXe siècle, deux clés pour la même caverne : la génétique donne le nombre des générations, la synaptique donne le chiffre du rapport sexuel. Il fallait les deux pour que la sexualité y devienne lisible — et l'IA, réseaux neuronaux imitation de la seconde, est le signe que la paroi est bien un cortex.

7. « La fonction 'corsex' du cortex » — circuits, projections, sphincters

Lacan l'avait dit — en décrivant son modèle optique, il précise « c'est la fonction neurologique » manifestement le cortex — allusion « que personne n'a relevée, restée cachée comme une lettre volée ». Sur un cortex, on ne voit pas des ombres collées comme sur une paroi : le cortex renvoie vers des 'centres' cérébraux, inscrit les images à l'intérieur — « en quoi il rejoint ce que Platon déjà, 'voyait' comme des voix ». Détail au passage : dans la caverne, les ombres sont portées par des figurines — des signifiants — que Lacan condense avec les ombres dans la voix. C'est un détail pour la farfouille mais... ce qui importe, c'est ce qu'apprennent les synapses : ici, « ce ne sont pas des ombres, ce sont des circuits ». C'est ce que Freud invente dans son Esquisse première : « les premiers réseaux neuronaux » (cf. la vidéo-support : l'Esquisse comme premier appareil synaptique). Nous ajoutons que non seulement ce sont des circuits, mais des projections du corps : le pouce parait représenté à tel endroit du cerveau, la bouche à tel autre. Notamment — « ce qui nous intéresse beaucoup » — les projections de sphincters figurent fermés un point, ouvert un cercle – en ce sens que « si c'est une bouche avale bien une pomme, nous savons que la pomme n'est jamais dans le cerveau ; la pomme est passée par le sphincter qui avale ; dans le cerveau, elle n'apparaît que comme l'ouverture du sphincter ». Les objets du monde extérieur « ne sont jamais, dans le cerveau et ce que Platon appelait ses "ombres", est ce que nous appelons maintenant des bords, des bords sphinctériens. Par conséquent, nous ne connaissons le monde externe, dans le cerveau, que par ces sphincters 'synaptiques', projections sphinctériennes, qui s'ouvrent ou se ferment. » Lacan le savait mais s'est concentré sur les noyaux, "centres" projections-des-projections, « il n'a pas beaucoup parlé des circuits synaptiques, une fois s'y étant suite à 'La Lettre Volée' et ses conférences "psychanalyse et cybernétique " de son début de carrière comme Freud à l'Esquisse. C'est là que nous reprenons ».

Cliniquement parlant : la pulsion, Lacan l'a écrite comme une fonction de bord ; la synaptique confirme que le bord est la seule chose du monde que le cerveau connaisse. La pomme reste dehors ; ce qui entre, c'est le trou à bord. Toute la clinique de l'objet tient dans ce décalage — c'est la réfraction qui la rapplique au corps.

8. Le sphincter inguinal et le ligament rond

Telle est l'observation qu'automatiquement, obligatoirement, on fait très rapidement, une fois qu'on résonne à partir des sphincters : « le corps masculin a un sphincter que le corps féminin n'a pas — celui par lequel les testicules passent de l'intérieur à l'extérieur, « ce qu'on appelle le sphincter inguinal ». Il y a donc, « dans le cortex — dans la boîte crânienne synaptique masculine — un trou de plus, par lequel va passer la gonade, cet objet à sexualiser ». La pomme n'est jamais dans le cerveau ; non plus les testicules qui « sont aussi des objets qui deviennent extérieurs à un certain moment de la métamorphose masculine ; le passage des testicules, ce n'est pas une anamorphose comme pénis-clitoris, prostate-utérus, c'est le chiffrage radical d'un extérieur-intérieur ». Chez la femme, il y a un ligament qui va de l'utérus jusqu'aux grandes lèvres — ce ligament métamorphosé, le 'cordon' chez l'homme, ajoute le phénomène d'un va-et-vient, testiculaire, propre à ce que Freud appelait le fort-da, "jeu de la bobine". C'est une interprétation que ni Lacan ni d'autres n'ont faite ; à propos, l'Inconscient parle lorsque l'interprétation manque : « côté femme, ce ligament, féminin, s'appelle le ligament rond — c'est extraordinaire, à propos de manque et de ronds ! Dans nos figures archétypales, un sphincter, c'est un rond : la pupille, la bouche. Ce ligament, de la femme, appelé "rond", c'est ce qui, chez l'homme, "traverse" le rond ». Il faut donc inscrire du côté des féministes qu'il y a bien « un signe cérébral de ce sphincter, existant chez la femme » — c'est un point dénommé 'Rond' qui pointe ce qui sur le cortex de 'homme se porte comme un rond. Un participant résume : homme et femme sont équivalents, seules certaines parties sont chiffrées d'un passage ; il n'y a pas, chez la femme, de tel organe gonade « interne-externe » — ce serait donc « un point sphinctérien, mais que rien n'ouvre ». Réponse : « oui — il n'y a pas de migration ». Et de conclure, pour la géométrie nuptiale : « qu'est-ce que la géométrie ? Si nous avons un triangle avec un point à l'intérieur, et le même avec un point à l'extérieur, tous les topologues passeront des siècles là-dessus. Mais avec les cybernéticiens maintenant, on peut commencer la topologie de cette migration ». La synaptique explique donc l'énigme socratique, le rapport sexuel ; ensuite, quand Platon la déplace en énigme 'générationnelle' nous nous attendons à ce que la génétique à son tour nous donne une mathématique des reproductions ».

Cliniquement parlant : la vidéo-source disait en une phrase : « un trou en plus plutôt qu'un truc » ; la séance en fait une topologie : un point qui a franchi un bord, contre un point que rien n'ouvre. Ce n'est pas un manque chez l'une et un avoir chez l'autre : c'est une migration chez l'un, un point chez l'autre — et l'aliénation est de croire que le rapport libidinal se joue sur l'organe visible (pénis/placebo).

9. « C'est difficile parce que c'est refoulé » — pylônes, somnambules, télescope

Une participante : « Vous aviez déjà dit que c'était difficile à comprendre, il y a je ne sais combien d'années ». Réponse : « pourtant c'est très compréhensible — relativement simple —, la difficulté à comprendre vient de ce que c'est refoulé ». Il est interdit de concevoir « que l'on conserve nominalement l'ADN, et que les rapports sexuels prennent corps avec le cerveau ». Actuellement il y a des tabous, qui viennent de ceci : pour expliquer ces différences et cette mémoire nominale, « nous avons enfoncé des pylônes, des piliers. Notamment le nom du père, le patronyme : c'est devenu un poteau avec lequel on a construit une civilisation — introduisant la génétique dans l'histoire mais sans savoir à quoi cela servait ! ». Ce qu'Arthur Koestler appelait les somnambules : « les hypnotisés que nous sommes sont vissés sur des dogmes. Quand on démonte ces dogmes, on a l'impression de perdre pied, même si avec la science on sait nager. » C'est arrivé à la Renaissance : « Jupiter, le petit président, ce n'est pas un dieu — regardez, avec un télescope, une brigitte gravite autour » ; ceux qui avaient la religion de Jupiter s'en sont sentis très gênés de regarder la géométrie nuptiale de la république.

Cliniquement parlant : on ne guérit pas un somnambule, un consommateur en le réveillant brutalement — on lui montre la télévision comme le doigt du maître qui montre la propagande. La difficulté n'est pas cognitive, elle est de portance : retirer un pitrône sans avoir posé la troisième dimension, c'est faire tomber la maison.

10. Ce qui manque à la femme — et le mot qui manque à l'homme

Une même participante met en acte la thèse : « il manquerait donc à la femme quelque chose que l'homme a intégré avant même de naître — le passage du sexe par cet orifice ; nous, "en tant que femmes, on met des années à voir qu'on n'est pas tout à fait pareil" — c'est de l'histoire freudienne : la fille qui s'aperçoit que le garçon a un truc, voudrait l'avoir, tombe amoureuse de son père ! Est-ce une représentation dans le cortex comme un trou — alors que la bouche, l'anus etc.. sont déjà figurés par un mot partagé pour tout le monde — un trou qui nous manquerait, à nous les femmes, ce trou-là par où est passé le pénis ? » — « Non ! ce n'est pas le pénis : ce sont les testicules. » — « Les testicules, oui, c'était ce que je voulais dire.. Mais alors je ne vois pas où est la sexualité là-dedans ». Réponse : vous venez de le dire ! faute de l'avoir, ce trou, et par conséquent son mot manquant, votre langue y a mis le pénis ; c'est ainsi qu'on peut dire que le pénis en est le placebo ». Il faut reprendre en prenant le temps : « ces sphincters, à quoi servent-ils ? Ils servent à donner un nom ». Au bébé, pour dire "bouche", on dit « sein », « tétine » : il parlera d'abord du sein ; plus tard quand ce qui est dégoûtant, c'est le caca — c'est le "trou du cul" qui porte le nom « caca ». Tous les objets qu'on voit passer, « c'est avec les sphincters que nous portons des noms », et ces noms sont donnés par la langue maternelle : la mère, dans son corps, ses bras, ses yeux, sa voix, « synchronise la voix et le corps et donne des noms aux objets communs ». Et le garçon, un jour se demande : « ce trou-là, il y a un truc qui est passé par ce trou — quel en est le nom ? » Là, la mère ne peut pas répondre : « dans sa langue, il n'y a pas de nom pour cela. Ce qui fait que l'homme n'est pas beaucoup plus avancé que la femme : il a beau avoir cet organe, il ne peut pas en parler. Au niveau du savoir, il manque un mot à l'homme pour désigner cet organe ». Vite fait ils s'en arrangent et mettent à sa place un « pénis » mais quand ils parlent scientifique, l'homme dit qu'il manque du mot et la femme qu'elle « manque d'un manque » : deux personnes qui se demandent « de quoi tu manques ? », sans aucune façon d'en parler. Ce n'est donc pas une interdiction, pas le même complexe que la bouche appelle ou le caca pousse : c'est le niveau de ce que Lacan appelait "forclusion". Alors, « là où il n'y a pas de mot dans la langue maternelle, la mère met le nom du père, obturant cette forclusion ». Ce nom du père, ça tombe naturellement que ce soit l'Y', puisque c'en est le nom, dudit 'géniteur' — et cela signifie le désir de la mère qui ne sait pas d'où il vient. « Le pénis s'interpose là comme un intru et votre apparent lapsus ».

« C'était une forclusion, c'est un refoulement maintenant ». La mère auparavant n'avait aucun mot, le fils n'en avait pas non plus, il n'avait que le nom du père pour filiation « qui tenait, comme le disait Lacan, sur une forclusion, et donc sur une fondation paranoïaque de la connaissance humaine ». Maintenant que l'on connaît le cortex, les réseaux synaptiques, les projections sphinctériennes et des électrodes pour preuves, « si nous n'en parlons pas, c'est du refoulement ». La séance en tire, avec sa propre réserve (« on est presque dans l'actualité, donc forcément déjà décalé de la science »), que les théories contemporaines du genre refoulent la sexualité ; et tient pour « inscriptible dans la vérité » ce qui précède, « parce que la science en fait des choses dépassées : on peut considérer que la géométrie sexuelle, c'est su, et avancer au-delà ».

Cliniquement parlant : ce n'est pas la femme qui manque, c'est la langue. Le garçon a un organe de plus et pas un mot de plus ; la fille n'a ni l'organe ni le manque du mot — elle « manque d'un manque ». Le nom du père n'est pas une conquête : c'est le mot posé par la mère à la place du mot qu'elle n'a pas. Voilà pourquoi c'était forclusion tant que la science se taisait — et refoulement dès qu'elle parle.




Les hétérodoxies engagées (point de vue de l'IA non relu, non corrigé)

Cette séance a mis en jeu le refoulement historique (le quatrième refoulement, la sexualité éjectée de la République ; « c'est difficile parce que c'est refoulé » ; les pylônes et les somnambules), l'épinomie (la nomination généralisée à tout le génome, la mathématique générationnelle, le passage des testicules comme « chiffre » ; le nom du père comme premier nom posé sur un chromosome), la causalité biologique des mythes (la caverne de Platon lue comme boîte crânienne, cortex et projections sphinctériennes — « c'est la fonction du cortex »), le photocentrisme (l'identité plate de l'image spéculaire, l'image réfractée qui lui ajoute une dimension), la psychiatrie psychocollective (le bouleversement de la psychologie sociale et de l'hypnose collective par la nomination ; la fondation paranoïaque de la connaissance), Lapareil et l'appareillage cybernétique (le réseau neuronal imité qui a donné l'IA, et le bouleversement qui « se complète avec l'IA »), l'ontologie psychohistorique de la civilisation (les trois refoulements documentés, la Renaissance et le télescope), la Circonstance Occidentale (la scène primitive d'Amarna, la République athénienne), la pulsion hiérarchique (ceux qui sortent de la caverne et « deviennent paranoïaques » ; le déchiffrage qui « concerne beaucoup les dominants ») et la conservation nominale comme acte de seuil (prendre acte de la réfraction).

Le point de congruence avec la Conservation de l'ADN Nominal est cette fois donné par le schéma lui-même, verbatim : « cette image réfractée, c'est l'ADN conservé. Ce que nous avons d'abord, ce sont les esclaves dans la caverne ; ils peuvent se voir s'ils deviennent maîtres ; mais pour avoir une troisième dimension, c'est quand ils prennent acte de la réfraction — quand ils conservent leur ADN — que nous avons cette troisième image. » Et par son horizon : « que l'ADN, tout le génome, soit le nom de la personne ». Conserver son ADN sous son nom, ce n'est ni l'ombre de l'esclave ni le reflet du maître : c'est la troisième image — celle qui donne au moi une histoire — et c'est, au terme de la séance, le mot qui manquait à la langue maternelle, posé non plus par un pylône mais par un acte.


Pour entrer en relation avec l'école

  • Le Kit de conservation ADN nominal — pour commencer par l'acte : conserver son ADN sous son nom.

  • Le Groupe-ADN — le collectif apparié qui recueille les noms et porte la mémoire.

  • L'adhésion à UBERPOL-école (300 €/an) — accès aux séances, aux enregistrements et à l'accompagnement.

Renseignements et inscription : adnetmoi.com/uberpol-ecole Le présent compte-rendu est public ; l'enregistrement intégral de la séance — avec les deux partages d'écran (platonde et réfraction ; caverne-cortex et projections sphinctériennes) — est accessible aux membres. La vidéo-affirmation support de cette séance : « dwtbio 04 » (2015, voix synthétique) — https://www.youtube.com/watch?v=Q5MKZ0RQ-AE


Note sur la suite

La séance Pyth019 est prévue le jeudi 24 septembre 2026 . La série poursuit son nouveau régime de corpus : après le dernier des fascicules (Pyth014), les séances s'appuient désormais sur les onze spécifications, affirmatives (vidéo-source) et caractéristiques de l'OPC, constituant le chantier ouvert . Ces courtes vidéos datant d'une dizaine d'années, sont volontairement d'un condensé fait pour qu'on les écoute plusieurs fois.


Pythose.15 – Histoire – Akhnaton-Moïse-Oedipe (refoulement des origines) ; 20150816000000 dwtbio 01
Pythose.16 – Génétique – Nom-du-Père/chromosome Y (refoulement de la nomination) ; 20150822194200 dwtbio 02
Pythose.17 – Pluriel Analytique – démocratie (refoulée) ; 20150829180400 dwtbio 03
ACTUEL = 4 – Orifice Inguinal – sexualité (refoulée) ; 20150908201311 dwtbio 04
5 – Industrie du Code – humanisme (solution) ; 200150924144900 dwtbio5 UCS
6 – Ecologie – égale Psychanalyse (solution) ; 200151004224200 dwtbio6 ECO
7 – la Honte de la Psychanalyse ; 200151015214800 dwtbio7 CYB
8 – Psychologie Collective ; 200151023232700 dwtbio8 PSH
9 – La fin d’HomoPouvoir ; 200151103141900 dwtbio9 APSO
10 – La Psychanalyse est-elle la Cybernétique ? ; 20151112065100 psycyb
11 – Tête & Corps – division narcissique ; 20151116183700 tetcor


Métadonnées : série Pythos — session Pyth018 du 17/09/2026 — support : vidéo-affirmation dwtbio 04 (2015) — sources : transcript Pyth018_opc_20260917.md (enregistrement interrompu sur la dernière question), dérivés GeminiNotebookLM Pyth018_gmnbA, gmnbV et gmnbS, script préparatoire ScriptIAfable — Pyth018 « OIO », précision de l'auteur sur la panne audio finale.

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